Le Bloc Québécois appelle le fédéral à assumer ses responsabilités en aidant les Canadiens pris par la guerre

Guillaume St-Pierre
Partager
OTTAWA | Le gouvernement fédéral doit offrir de l’aide aux Québécois pris au Moyen-Orient au lieu de leur laissé à leur sort, estime le Bloc Québécois.
Le Journal a rapporté plusieurs cas de voyageurs piégés par la guerre dans cette région du globe déçus des services consulaires canadiens reçus dans les derniers jours.
Les communications des ambassades ont même été offert qu’en anglais.
« Les ressortissants qui réclament de l’aide alors que la région est la proie d’attaques militaires intenses devraient pouvoir compter sur des services consulaires prompts et dans la langue officielle de leur choix », a commenté le porte-parole du parti en matière d’Affaires étrangères,

Les Européens s’activent
Alors que plusieurs pays européens s’activent afin d’offrir à leur ressortissants une aide à évacuer, le Canada, pour l’instant, n’a encore annoncé aucun plan d’évacuation.
« Nous nous préparons à des affrètements de vols pour que les personnes les plus vulnérables, les personnes qui méritent d’être accompagnées, puissent, le cas échéant, en bénéficier », a déclaré, mardi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
L’Allemagne, la Roumanie, l’Espagne, les Pays-Bas ou encore L’Inde ont déjà annoncé de l’aide aux voyageurs coincés.
La guerre ouverte entre Israël et les États-Unis d’un côté, et l’Iran, de l’autre, menace d’embraser toute la région.
Quelque 100 000 Canadiens sont inscrits sur la liste des personnes étant au Moyen-Orient.
Plusieurs Québécois joints par le Journal ne s’attendent pas nécessairement à être évacués par les autorités canadiennes, mais déplorent plutôt le manque de communication de la part des ambassades.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
En anglais
« On aurait aimé que l’ambassade canadienne nous accompagne pour nous indiquer quelles sont les options sécuritaires pour nous », déplore Francis Vézina, qui est coincé à Doha, la capitale du Qatar, avec sa conjointe Geneviève Beaudoin.

Jacques Noël, un autre Québécois pris au Qatar, a reçu une réponse entièrement en anglais.

« Vous ne devez pas compter sur le gouvernement du Canada pour vous aider à quitter le pays ou à évacuer », lui a-t-on écrit.