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Le Bloc conserve Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou

La bloquiste Sylvie Bérubé (à l’extrême gauche) à son local de circonscription à Val-d’Or, le 20 septembre 2021, soit le soir des élections fédérales.
La bloquiste Sylvie Bérubé (à l’extrême gauche) à son local de circonscription à Val-d’Or, le 20 septembre 2021, soit le soir des élections fédérales. Claude Giguère / AGENCE QMI

Claude Giguère | Agence QMI

2021-09-21T09:28:36Z

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Sylvie Bérubé, du Bloc québécois, a remporté son pari de se faire élire pour une deuxième fois dans la circonscription d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou. 

Avec 187 bureaux de scrutin dépouillés sur 210 un peu après minuit, la députée sortante recueillait 38,7 % des voix, devançant sa rivale libérale Lise Kistabish qui remportait 25.6 % du vote.

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Sylvie Bérubé a été élue pour une première fois en 2019, remplaçant Romeo Saganash, qui représentait la bannière néo-démocrate depuis 2011. En milieu de soirée, elle semblait confiante après avoir rejoint son équipe dans un petit local du centre-ville de Val d'Or.

Une circonscription immense

La circonscription Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou est la plus grande de la province, couvrant près de la moitié de la superficie du territoire québécois. Fait à noter, deux des candidates en lice étaient issues des Premières Nations: Lise Kistabish (PLC), originaire de Pikogan, une réserve algonquine située près d'Amos, ainsi que Pauline Lameboy (NPD), une crie de Chisasibi, à l'est de la Baie-James-Eeyou.

Les charges de ces deux candidates envers la députée bloquiste sortante ont marqué en partie la campagne. Elles ont à quelques reprises mis en doute sa capacité de bien défendre les intérêts des autochtones, qui comptent pour près de 25 000 des 90 000 habitants de la circonscription.

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La bloquiste s'en est défendue une fois de plus, quelques minutes avant la confirmation de sa réélection. Elle a rappelé qu'elle a été porte-parole en matière d'affaires autochtones pour le Bloc et indiqué qu'elle continue d'apprendre l'anglais.

«Pour ce qui est de l'impossibilité de visiter les communautés autochtones pendant mon premier mandat, en raison des restrictions sanitaires, on a compensé en utilisant Zoom», a-t-elle dit.

Des explications qui ont laissé un goût amer à la libérale Lise Kistabish. «Je les ai visitées moi les communautés autochtones et je n'en suis pas morte», a-t-elle lancé, entourée de sa famille et de partisans dans un restaurant branché de Val d'Or. Selon elle, le Bloc n'a pas su bien représenter la diversité des électeurs de la circonscription depuis la dernière élection.

Au sujet de promesses non réalisées faites par Justin Trudeau en 2019 à des communautés privées d'eau courante et d'électricité, celle qui s'était présentée sous la bannière conservatrice en 2008, avant de retirer sa candidature, a tenté de prendre la défense de son chef.

«Les libéraux ont fait beaucoup de choses, et il reste beaucoup de choses à faire au niveau des infrastructures», s'est-elle justifié. Mme Kistabish a avancé que si la députée en place avait été dans le parti au pouvoir, les choses auraient pu avancer plus vite.

Le candidat conservateur Steve Corriveau semblait de son côté amèrement déçu quand il a appris en début de nuit qu'il finissait la course en troisième position, avec 16 % des votes.

Reconnaissant finalement sa défaite, il a fustigé la décision des libéraux de déclencher une élection inutile ayant coûté des centaines de millions de dollars aux contribuables.

«Je crois que Justin Trudeau devrait démissionner», a-t-il lancé, promettant de talonner la député bloquiste réélue et d'être à nouveau présent lors de la prochaine joute électorale.

La vague orange a semblé bien lointaine pour le NPD et sa candidate Pauline Lameboy qui finissent en quatrième position (10,9 % des votes), devant le candidat Michaël Cloutier (3,8 % du vote) du Parti populaire de Maxime Bernier.

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