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Le Blizzard du Séminaire Saint-François retirera le chandail de Patrice Bergeron: «Le midget AAA a été une école de vie»

Photo STEVENS LEBLANC
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2025-09-08T17:57:18Z

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Le Blizzard du Séminaire Saint-François rendra hommage à l’un de ses joueurs les plus marquants, dimanche, à l’occasion de son match d’ouverture, où l’organisation en profitera pour retirer le no 23 qu’a porté Patrice Bergeron lors de la saison 2001-2002.

Cette saison-là, Bergeron, qui avait été repêché en cinquième ronde par le Titan d’Acadie-Bathurst l’été précédent, avait récolté 62 points en 38 parties. Il était aussi devenu le premier capitaine du Blizzard après avoir passé les 26 premières saisons de son existence sous la bannière tout d’abord du Couillard, puis des Gouverneurs de Sainte-Foy.

«C’est vraiment tout un honneur, a reconnu Bergeron au bout du fil, lundi. Mon passage au niveau midget AAA a vraiment été une école de vie à la fin de mon adolescence. C’est là que je me suis rendu compte que le hockey était une passion pour moi et que je voulais continuer, trouver une façon de m’épanouir et jouer dans la LHJMQ», avoue-t-il.

La première étape vers le rêve

L’histoire de Bergeron est bien connue. Après sa saison avec le Blizzard, il avait fait le saut chez le Titan la saison suivante, avant d’être repêché par les Bruins de Boston en deuxième ronde et de faire le saut directement dans la LNH à l’âge de 18 ans. Il n’a par la suite plus jamais regardé derrière, devenant l’un des meilleurs attaquants défensifs de l’histoire de la LNH, comme en témoignent ses six trophées Selke, un record de la LNH.

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Et la plupart de ceux qui l’ont vu jouer, autant en 2001-2002 qu’avec le Titan la saison suivante, le diront: ils n’auraient jamais pensé que cet attaquant un peu frêle connaîtrait la brillante carrière qu’il a connue.

«Le rêve de la LNH a toujours été là et je le voyais comme une possibilité mais quand j’étais avec le Blizzard, l’objectif était beaucoup plus de finir mon secondaire avec mes amis et continuer à me développer pour pouvoir jouer dans la LHJMQ. Je savais que c’était atteignable si j’y mettais les efforts.»

Une mentalité qui l’a suivi

Cette saison de 2001-2002 aura été marquante pour plusieurs raisons chez Bergeron, et pas seulement pour le côté hockey.

C’est qu’il aura eu l’occasion de la passer avec quelques coéquipiers qui, encore aujourd’hui, font partie de sa garde rapprochée: les Dominic Plante, Raphaël Robitaille, Vincent Zaoré-Vanier, Mathieu Angers-Goulet et Goran Doric.

«Si tu me demandais ce dont je m’ennuie le plus du hockey, je répondrais la camaraderie, la gang de gars et les fous rires. Là, on avait la chance d’avoir tout ça à l’aréna et à l’école en plus.»

Ce plaisir pur de jouer au hockey et de partager un but commun avec des coéquipiers devenus amis, Bergeron s’est ensuite fait un devoir de s’en souvenir une fois qu’il est devenu non seulement un joueur professionnel mais également un adulte, avec les responsabilités qui viennent avec cela.

«Je me suis toujours ramené à ça, au pourquoi j’avais commencé à jouer. Je ne dirais pas que ç’a toujours été facile et il y a beaucoup de moments où j’ai dû me le rappeler. Quand tu vis des moments difficiles en février, qu’il fait noir à 16h, tout paraît plus lourd. J’ai toujours tenté d’avoir de la gratitude et de la reconnaissance de pouvoir faire ce que j’avais toujours souhaité faire. Ce côté-là, je ne l’ai jamais oublié.»

Le Blizzard organisera un tailgate avant la rencontre de dimanche, de 11h30 à 14h30. Bergeron, accompagné de deux autres anciens du Blizzard, soit Éric Chouinard et Steve Bernier, rencontrera les partisans et signera des autographes de 12h45 à 14h15.

La cérémonie du retrait du chandail no 23 débutera quant à elle vers 15h, soit avant le premier match de la saison du Blizzard, contre les Riverains du Collège Charles-Lemoyne.

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