Les sanctions contre le Bélarus levées, annonce le CIO

AFP
Partager
Le Comité international olympique (CIO) a levé jeudi l’interdiction de participation des athlètes du Bélarus, de sorte qu’ils pourront représenter leur pays aux Jeux, notamment dans les sports d’équipe.
• À lire aussi : Lindsey Vonn marche sans béquilles trois mois après sa grave chute aux Jeux olympiques
Dans un communiqué émis jeudi, l’organisation a spécifié que les porte-couleurs de cette nation - qui était bannie depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022 - seront autorisés à performer avec hymne national et drapeau.
En revanche, selon le même communiqué, l’instance olympique maintient pour l’instant les conditions imposées aux athlètes russes, qui ne pourront se présenter dans les compétitions internationales que sous bannière neutre, à titre individuel et s’ils n’ont pas activement soutenu le conflit.
Formellement, il reviendra aux fédérations internationales de mettre en œuvre ce revirement, puisque la commission exécutive du CIO leur a adressé des « recommandations » successives : bannir purement et simplement les sportifs russes et bélarusses en février 2022, les réintégrer sous bannière neutre en mars 2023, et désormais rendre aux seuls Bélarusses leurs hymne et drapeau.
Mais cette nouvelle politique devrait permettre en 2028 le retour d’une délégation bélarusse aux Jeux d’été de Los Angeles ainsi aux Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver de Dolomiti Valtellina, avec présence à la cérémonie d’ouverture et représentation au tableau des médailles. Les qualifications pour les deux événements « débuteront cet été », rappelle le CIO.
Lors des deux dernières éditions olympiques (Paris et Milan/Cortina d’Ampezzo), les Bélarusses concouraient aux côtés des Russes dans la catégorie des « athlètes individuels neutres », privés de leurs couleurs et en petit nombre : ils étaient 17 à Paris et 7 en Italie.
Pour justifier la distinction opérée avec les sportifs russes, le CIO rappelle que le Comité olympique russe est suspendu depuis l’automne 2023 - pour avoir placé sous son autorité les organisations sportives de quatre régions ukrainiennes occupées -, et que de nouvelles inquiétudes ont récemment surgi au sujet du système antidopage russe.