Le Alexander Ovechkin qu’on connaît moins
L’ancien des Capitals Alex Chiasson ne s’attendait pas à ça, mais il a développé une relation spéciale avec un Alex Ovechkin qu’on connaît peut-être un peu moins

Jean-Nicolas Blanchet
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L’ancien des Capitals Alex Chiasson ne s’attendait pas à ça, mais il a développé une relation spéciale avec un Alex Ovechkin qu’on connaît peut-être un peu moins.
Le hockeyeur de Québec, qui n’a pas joué depuis 2023 en raison d’une blessure, a évolué seulement un an avec Washington. Mais c’est l’année où il a remporté la coupe Stanley.
Si, publiquement, tout le monde voit le Alex Ovechkin exubérant, rockstar, drôle, fâché, heureux et marqueur, on connait moins le Alex Ovechkin au «cœur spécial», comme le présente Alex Chiasson.

Un tas d'exemples
«Je me rappelle, on jouait à Edmonton et il devait faire -30. Il nous amenait à un resto tchèque où il allait tout le temps. Il a vu un mendiant et lui a donné son manteau d’hiver», relate Chiasson.
«Des exemples comme ça, je peux t’en donner plein [...] On jouait à Montréal et mon père était venu avec des amis. Ovi a pris des photos et apporté un hockey signé. Je veux dire, il n’a pas besoin de faire ça. C’est une superstar», poursuit-il, soulignant que c’était toujours impressionnant de voir les fils de fans qui attendaient en dehors des restos quand le grand Russe y allait.
Il mentionne aussi, bien qu’il en soit encore étonné, à quel point Ovechkin lui donnait plein d’affaires: des chandails, des bâtons, etc.
Les cadeaux
Après leur victoire de la coupe, toute l’équipe a été honorée à un match des Nationals de Washington. L’équipe de baseball avait remis aux joueurs une chemise de l’équipe avec le nom de chaque joueur et un écusson «Champion».
«Il m’a donné cette chemise. Il m’a dit: ça c’est pour toi, je veux que tu la gardes. Il savait que j’allais en prendre soin le restant de mes jours et ce que ça représentait pour moi. Il n’était pas obligé. C’est un super beau souvenir pour lui aussi», continue Chiasson.

Pour ce dernier, Ovechkin est rapidement devenu un ami avec qui il partageait de longs soupers et quelques bières.
«Une fois, il m’a amené dans un resto japonais comme on voit dans les films, où les sushis passent sur un genre de petit tramway devant toi. On est resté là trois ou quatre heures. Dans ma tête, j’oubliais que j’étais avec une superstar. C’était comme si je passais du temps avec un de mes chums de Québec.»
Sauf que ce chum de Québec devait manger pas mal de sushis?
«Oui, ça, c’est sûr. Il n’y en avait jamais assez sur la table pour Ovi!» rigole Alex.
Et puis, le fameux party?
Il fallait que je lui parle du party quand ils ont gagné la coupe. Est-ce que c’était aussi intense que ce qu’on a pu voir sur les images?
Chiasson part à rire. «C’est drôle que tu en parles, je suis justement en train de regarder les photos de ce party sur mon téléphone. Ça n’avait pas de sens... Ça n’avait pas de sens notre affaire», a-t-il laissé tomber, en continuant de rire, avant de changer de sujet.
Concernant le record, Alex Chiasson est ébahi comme tout le monde. Au-delà des statistiques, ce qui l’impressionne, c’est qu’Ovechkin soit capable de ne jamais rater de matchs. Physiquement, c’est plutôt fascinant comment il le décrit.
«Je n’ai jamais vu ça, un gars comme lui. On voit sa grandeur et son poids. Mais c’est une machine... ses cuisses, ses mains, ses poignets, ses doigts. Je ne sais pas comment décrire ça, c’est comme un fermier, mais plein de muscles, rigole-t-il. C’est tellement impressionnant.»
Chiasson est aussi admiratif d’à quel point Ovechkin aime jouer au hockey. «Des fois, tu arrives à l’aréna et c’est plus difficile. Tu as des problèmes à la maison ou tu as joué un mauvais match la veille. Lui, ça n’arrivait jamais. Il était toujours de bonne humeur. Comme un enfant qui commence le hockey. Il ne se tanne jamais. Jusqu’à tant qu’il dise que c’est fini, il aura de l’essence dans le réservoir», raconte Chiasson.
«Et il n’est pas comme ça juste pour le hockey. Admettons, avant un match, qu’on joue au soccer pour se réchauffer. Lui, il adore ça! Il va courir partout. Ou sinon, il va aller sauter sur le trampoline. Je te le dis, comme un enfant tout heureux! [...] Il en veut toujours plus et je pense que c’est aussi à cause de ça, en plus de son talent, qu’il réussit à faire tout ça.»