Le 24h Tremblant n’était même pas encore amorcé que l’objectif de 5 millions $ avait déjà été atteint, vendredi avant-midi.
«Je viens de regarder le site web et nous sommes à 5 103 000 $ déjà. Il n’y en a plus d’objectif financier, nous souhaitons dorénavant défoncer le plafond et viser le maximum possible pour nos enfants», s’est exclamé Pierre Bruneau au bout du fil.
La Fondation Charles-Bruneau, créée par le présentateur de nouvelles à la retraite depuis peu, est l’un des principaux organismes qui bénéficient des fonds amassés par le 24h Tremblant depuis maintenant 20 ans.
Avant la tenue de l’événement 2022, plus de 19 millions $ avaient été remis à la fondation qui lutte contre les cancers pédiatriques.
«Je suis agréablement surpris, a dit M. Bruneau. Nous n’arrêtons pas d’entendre parler de récession dernièrement. Nous pensions que l’argent loisir serait moins disponible, mais les gens sont extrêmement généreux.»
«Les Québécois sont sensibles à la cause et ils aiment participer à des activités. Je pense que c’est ce qui fait la différence. On ne fait pas seulement un don pour faire un don. Les gens viennent et s’impliquent. Cette année, le 24h Tremblant fracasse tous les records.»
En effet, ce sont plus de 4300 personnes qui feront du ski, de la marche et de la course pendant le week-end. Du jamais-vu.
Un «privilégié»
Dans les prochains jours, M. Bruneau ne dévalera pas les pistes du mont Tremblant. Il sera plutôt actif avec ses bottes de marche.
«Je vais marcher beaucoup, c’est mon activité. Ça me permet de rencontrer les gens.»
L’homme de 70 ans a d’ailleurs été interrompu à quelques moments pendant l’entretien par des gens qui venait le saluer. C’est avec la chaleur de sa célèbre voix qu'il prenait le temps de s’enquérir de ses interlocuteurs.
M. Bruneau a pris sa retraite en juin dernier, après 46 ans comme chef d’antenne à TVA. Quelques mois plus tard, les gens sont toujours aussi heureux quand ils croisent celui qui a fait partie de leur quotidien pendant de nombreuses décennies.
«Je suis toujours très touché par l’accueil que j’ai partout», a-t-il mentionné entre deux «bonjour, comment allez-vous?».
«Les gens gardent un bon souvenir et c’est le plus important. Je suis un privilégié et je l’ai été toute ma vie, autant professionnelle que dans mes projets philanthropiques.»
«Je me sens investi d’une mission, mais je ne suis pas seul. Je ne pourrais rien faire seul. Le fait que les gens embarquent avec moi, c’est précieux. [Avec] notre fondation, nous carburons avec l’espoir d’une enfance sans cancer. Nous travaillons fort et je vois la progression au niveau de la recherche. Ce n’est pas le temps de lâcher.»
-Le 24h Tremblant s'entamera samedi midi pour se conclure le lendemain.