L’Avalanche fait peur, mais c’est un beau défi
Le Colorado a remporté ses neuf derniers matchs


Dave Lévesque
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SEATTLE | Le Canadien n’a pas eu un début de voyage dans l’ouest facile avec de gros adversaires, mais le calendrier a gardé le meilleur pour la fin.
Le dernier arrêt du voyage, à Denver, réserve un défi de taille au Canadien.
L’Avalanche roule à fond de train et visera une dixième victoire consécutive en recevant les Montréalais au Ball Arena mardi soir.
Sans être de mauvaise foi, on se demande bien comment le Tricolore pourra freiner la déferlante, surtout que sa seule victoire en quatre matchs depuis le début du voyage n’a pas été éclatante malgré le pointage de 5 à 1 qui n’indique pas réellement l’allure de la partie contre un Kraken de Seattle qui été loin d’être vilain même s’il a perdu tous ses repères.
«C’est une belle opportunité pour nous parce que c’est une des meilleures équipes de la Ligue nationale, on veut finir notre voyage du bon pied avant de revenir à la maison», a soutenu l’entraîneur adjoint Alex Burrow lundi matin.
Trio dévastateur
Chez l’Avalanche, il y a Jonathan Drouin qui va bien avec 46 points, mais il y a surtout un trio dévastateur formé de Nathan MacKinnon, Mikko Rantanen et Valeri Nichuskin.
MacKinnon a récolté trois points pour permettre à son équipe de combler un recul de 0-4 pour défaire les Penguins de Pittsburgh 5 à 4 en prolongation dimanche. Il a du même coup porté sa récolte annuelle à 122 points, ce qui lui a permis d’établir un nouveau record d’équipe, l’ancienne marque étant de 120 établie par Joe Sakic en 1995-1996, la première saison de l’Avalanche au Colorado et celle de leur première conquête de la Coupe Stanley.
Rantanen n’est pas en reste avec 96 points en 71 parties alors que Nichuskin a récolté 50 points en 47 rencontres. Et si on ajoute le défenseur Cal Makar, qui a 78 points en 66 matchs, l’Avalanche compte quatre joueurs qui fonctionnent à un rythme supérieur à un point par match. MacKinnon est le second pointeur de la LNH à un point de Nikita Kucherov du Lightning de Tampa Bay et Makar est deuxième chez les défenseurs, deux points derrière Quinn Hughes des Canucks de Vancouver.
Difficile à arrêter
On comprend donc que Nathan MacKinnon est extrêmement difficile à arrêter, mais Alex Burrows ne voit pas ça comme une épreuve insurmontable. Après tout, l’équipe a déjà été capable de tenir en respect Connor McDavid et Leon Draisaitl il y a quelques jours.
«Je vois ça comme une belle opportunité. On l’a vécu la semaine dernière contre les Oilers avec le monstre à deux têtes. C’est un autre type de monstre, mais c’est un excellent joueur.
«Il va falloir être à l’affût quand il est sur la patinoire parce qu’il est tellement dynamique, il est explosif et il a des habiletés offensives incroyables. Il y a non seulement lui, ils ont une belle équipe et ils sont tout feu, tout flamme depuis la date lime des échanges. On va prendre ça comme une belle opportunité de compétitionner contre eux, d’essayer de bien le maîtriser et de maîtriser son trio, mais on ne peut pas se permettre des erreurs ou de l’indiscipline qui va leur donner encore plus de touches sur l’avantage numérique.»
Solide partout
Au cours de sa séquence de neuf victoires, l’Avalanche a inscrit 42 buts, ce qui représente une moyenne de 4,7 buts par rencontre.
L’équipe de Jared Bednar a été tout aussi bonne à l’autre bout de la patinoire, puisqu’elle n’a accordé que 18 filets pour une moyenne de 2 buts alloués par partie.
On va tout de même apporter un petit bémol puisque parmi les neuf victimes de l’Avalanche, seulement deux équipes figurent actuellement dans le portrait des séries éliminatoires.
Mais ce ne sont pas les moindres puisqu’il s’agit des Canucks de Vancouver et des Oilers d’Edmonton que l’Avalanche a défait en prolongation chaque fois.