Laurent Dubreuil vise le doublé

Richard Boutin
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Laurent Dubreuil se sent d’attaque pour atteindre ses deux premiers objectifs de la saison, alors qu’il reprend le collier à compter de vendredi en Pologne pour les deux dernières Coupes du monde de l’année.
Avant de penser au championnat mondial en mars, ses deux premiers objectifs sont de conserver son titre de champion de la Coupe du monde au cumulatif sur 500 m et de conquérir celui au 1000 m.
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«C’est un objectif ambitieux de remporter le titre dans les deux épreuves, a reconnu Dubreuil avant son départ, mais j’ai des chances. En pause de la compétition depuis décembre à Calgary, je me suis entraîné fort pendant les Fêtes et en janvier, et je m’attends à offrir mes meilleures performances de l’année en Pologne dans l’optique d’atteindre mon maximum au championnat mondial au début mars.»
Fort de quatre médailles en autant de courses avant la pause des Fêtes, dont deux d’or, Dubreuil se retrouve en très bonne position au 500 m. Il occupe le premier rang avec 222 points, comparativement à 186 pour son ami japonais Yuma Murakami. Le Coréen Jun-Ho Kim complète le trio de tête avec 184 points. Christopher Fiola pointe au 10e rang.
La lutte est toutefois beaucoup plus serrée au 1000 m. Sa 11e place lors de la deuxième Coupe du monde de Calgary l’a fait glisser au deuxième rang, derrière le Néerlandais Hein Otterspeer, qui détient toutefois seulement six points d’avance.
Son compatriote Thomas Krol et l’Américain Stolz suivent avec respectivement 168 et 163 points. Antoine Gélinas-Beaulieu se retrouve en septième place.
«Je possède une bonne avance au 500, et je vais être correct si je ne me tire pas dans le pied et réussis deux bonnes courses, a expliqué Dubreuil. Je dois éviter une chute ou une disqualification. Au 1000 m, c’est une lutte à quatre et rien n’est joué.»
Absents de marque
Pour ce premier rendez-vous à Tomaszow Mazowiecki, et jusqu’au 12 février, Stolz brillera par son absence puisque le Championnat mondial junior se déroule au même moment à Inzell, en Allemagne.
Le phénomène américain voulait prendre part au moins une fois à l’événement qu’il a raté l’an dernier en raison des Jeux olympiques de Pékin et, en 2021, en raison de la pandémie. L’Américain sera de retour la fin de semaine suivante, toujours en Pologne. Krol, quant à lui, fait l’impasse sur la première Coupe du monde pour s’accorder un répit.
«C’est dommage que les deux événements aient lieu en même temps, a indiqué Dubreuil. Si j’étais à sa place, je serais très frustré. C’est le patineur le plus excitant et c’est dommage pour les amateurs qui veulent le voir. Il a réussi des temps incroyables à Milwaukee pendant les Fêtes à l’occasion des nationaux. Ça me donne une chance pour le titre au général sur 1000 m, mais j’aime patiner contre les meilleurs.»
Des rivaux prenables
Dubreuil croit que ses adversaires néerlandais ne seront pas au meilleur de leur forme, étant donné qu’ils ont participé au Championnat européen et à leurs sélections nationales dans les dernières semaines, où le calibre est très relevé.
«Les Néerlandais ont dû être à leur meilleur à deux reprises depuis le début janvier, et je n’aurais pas aimé avoir leur calendrier, a-t-il raconté. De mon côté, j’ai pu m’entraîner fort sans me soucier de participer à des courses. Ils devaient être à leur maximum aux nationaux parce qu’il n’y a aucune place protégée, peu importe tes résultats en Coupe du monde, contrairement au Canada, et le calibre est très relevé.»
Côtes rétablies
Dubreuil assure qu’il est bien rétabli de sa blessure aux côtes qui l’a empêché d’effectuer des départs pendant quelques semaines.
«J’ai fait des départs l’autre jour et ça s’est bien passé, a-t-il indiqué. Je suis confiant que c’est 100 % derrière moi. Tu dois être parfaitement confiant que le corps va tenir quand tu te présentes à la ligne de départ.»
S’il s’est entraîné à fond en janvier et qu’il pouvait tout faire sur la glace et dans la salle de musculation, il n’était pas en mesure d’effectuer de départs pendant quelques semaines.
Dubreuil a effectué son premier départ le 27 janvier, une semaine avant de partir en Pologne.
«J’étais rouillé et un peu raide, mais ça ne m’inquiétait pas vraiment, a-t-il mentionné. Il y a eu une grosse amélioration. La physiothérapie a grandement aidé.»