Laurent Dubreuil en direct de Milan: Je sais que je vais être «dans la game» samedi


Laurent Dubreuil
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Sur 1000 m, je n’aurais pas pu faire mieux que ma huitième place, mercredi. C’était un des meilleurs 1000 m de ma carrière.
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En fait, j’étais même un dixième de secondes plus rapide que lorsque j’ai remporté la médaille d’argent à Pékin. Mais notre sport, c’est un sport de temps. Ça ne dépend pas seulement de toi, mais aussi des autres.
Mais depuis quatre ans, il y a des patineurs qui sont arrivés et qui sont meilleurs que je ne le serai jamais. Et ce sont ces gars qui ont terminé premiers.
Alors, je suis heureux de ma course. J’espérais être légèrement plus rapide. Je me rends compte que j’avais peut-être visé un peu trop haut.
Mes jambes sont là
De toute façon, comme je le disais mardi, l’épreuve à laquelle j’ai le plus hâte, c’est le 500 m de samedi. C’est ma discipline. C’est sur cette distance que j’ai été sacré champion du monde, en 2021. Et c’est sur 500 m que le bronze m’avait échappé par 0,03 seconde à Pékin.
Il y a quatre ans, je m’étais entraîné un peu plus sur 1000 m avant les Jeux, parce que je sentais que j’avais des chances.
Cet automne, je constatais que ce n’était pas le cas. Par contre, ma performance de mercredi m’a montré une chose: mes jambes sont là. Après 600 m, j’étais troisième à égalité avec Jordan Stolz, qui a gagné en réalisant le record olympique.
Et 600 m, c’est 100 m de plus que ce que je vais patiner samedi.
Rien pour me refroidir
Alors, samedi, je vais être «dans la game». Ce n’est pas dans la poche: comme je le disais, j’étais à égalité en troisième place après 600 m, mais les deux qui étaient devant, c’étaient Jenning De Boo et Damian Zurek.
Eux et Stolz, ce sont les meilleurs sur 500 m cette année. Eux aussi, ils ont l’air en forme et explosifs.
Mais par rapport à moi-même, je ne pourrais pas être mieux placé. Je ne contrôle pas ce que font les autres, mais je suis meilleur que je ne l’étais il y a quatre ans aux Jeux olympiques. Je suis plus explosif.
Maintenant, le but est d’arriver mentalement prêt pour le 500 m. Mais je suis crinqué. J’ai hâte. Il n’y a rien qui soit arrivé mercredi qui a refroidi mes ardeurs.
–Propos recueillis par Jessica Lapinski