L’art de saisir l’occasion, selon A.J. Greer
Il est passé du quatrième au deuxième trio en raison des blessures

Dave Lévesque
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À 29 ans, A.J. Greer joue le meilleur hockey de sa carrière et il est aussi en train de connaître sa meilleure saison dans la LNH.
L’attaquant des Panthers a connu sa meilleure production l’an passé avec 17 points en 81 matchs. Cette année, avant l’affrontement contre le Canadien jeudi, il est déjà à 15 points en seulement 42 rencontres.
Évidemment, les blessures à des joueurs comme Aleksander Barkov et Matthew Tkachuk créent de l’espace dans l’alignement et il reconnaît en avoir profité.
«Il faut être prêt pour prendre les opportunités», a reconnu le Joliettain, après un entraînement optionnel matinal où tout le monde était là, hormis Brad Marchand, qui s’est blessé lors de la rencontre précédente.
Un bond dans l’alignement
Accoutumé au quatrième trio depuis ses débuts dans la LNH, Greer s’est retrouvé au sein de la seconde unité des champions de la Coupe Stanley en compagnie de Sam Bennett et Carter Verhaeghe, et il tire son épingle du jeu.
«C’est une adaptation au début de jouer plus de minutes que ce à quoi j’ai été habitué dans ma carrière. Il fallait que je garde le même jeu physique et faire de la place pour eux.
«Il faut que j’aie la même énergie que sur le quatrième trio, tout en montant mon niveau de jeu d’un cran. Je suis très chanceux de jouer avec eux, ce sont des joueurs très talentueux, ils provoquent des choses et je dois être prêt.»
Paul Maurice loue le sens de l’adaptation de son vétéran, qui passe un peu plus de deux minutes de plus sur la glace que sa moyenne en carrière. Cette saison, il joue en moyenne 11 minutes et 33 secondes.
«Tant mieux pour lui. A.J. a un bon tir et il peut patiner, mais c’est un joueur de quatrième trio qui arrive avec de bons joueurs et généralement, ces joueurs veulent montrer qu’ils ont leur place ou ils veulent s’assurer que les deux autres gars sont contents, alors ils forcent le jeu. On joue d’une façon où sur le top six, on ne peut pas causer des revirements.
«Il joue de façon très simple avec ces deux gars et je crois que Sam et Carter peuvent le lire facilement. Je suis très impressionné parce que ce n’est pas facile, ce qu’il fait. Je suis content pour lui et il aide ses partenaires à avoir du succès.»
Confiance
Tout est une question de confiance pour Greer, qui reconnaît que le parcours en séries des Panthers l’an dernier l’a inspiré.
«T’as été mis dans des situations, il y a la vitesse du jeu, ce sont les plus gros matchs au sommet du sport et, être capable de rester à ce niveau dans ces situations, ça amène beaucoup de confiance.»
Greer a ainsi pu gagner la confiance de Paul Maurice, mais celui-ci estime que ça s’est passé plus tôt dans la saison.
«Je crois que c’est arrivé un peu avant. On est venus à Montréal pour un match, je crois que c’était au début de février [mi-mars, NDLR] et j’étais juste content de son jeu, sans plus. Il a franchi un cap en simplifiant sa manière de jouer. Il a fini la saison en force avec du hockey de qualité et beaucoup d’énergie.»