L’arme secrète de la Finlande
Quatre joueurs des Panthers jouent pour la Finlande


Dave Lévesque
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La Finlande a une arme secrète dans cette Confrontation des 4 nations. On pourrait presque parler d’une bête à quatre têtes.
On parle ici des quatre Finlandais qui portent les couleurs des Panthers de la Floride avec qui ils ont remporté la Coupe Stanley en juin dernier. Il y a le capitaine Aleksander Barkov, de même qu’Anton Lundell, Eetu Luostarinen et Niko Mikkola.
«Ça ne peut pas nuire parce qu’ils ont joué dans des matchs très significatifs», a admis Patrik Laine. «Mais que ce soit chez les juniors ou ailleurs, nous avons beaucoup de gars dans ce vestiaire qui ont gagné.»
C’est le genre d’expérience dont les Finlandais auront besoin puisque la dernière fois qu’ils ont participé à un tournoi qui réunissait les meilleurs joueurs au monde, soit la Coupe du monde de 2016, ça ne s’était pas très bien passé pour eux, ayant perdu leurs trois matchs de phase de groupe et terminé huitièmes et derniers.
Autre état d’esprit
Pour Aleksander Barkov, cette expérience sera utile même si elle ne relève pas exactement du même type que celle que les joueurs vivent lors d’un tournoi d’envergure internationale.
«Nous avons joué 24 matchs en séries éliminatoires la saison dernière, alors tu restes dans cet état d’esprit pendant près de deux mois. Cette fois-ci, c’est comme si c’était le premier match [des séries]. C’est un peu différent, mais il faut avoir le même état d’esprit, comme si chaque match était ton dernier.»
«Le succès aide toujours. C’est un tournoi avec l’équipe nationale, alors c’est un peu différent [des] séries éliminatoires de la LNH, mais toutes les expériences vécues jusqu’à maintenant peuvent aider dans n’importe quel tournoi de hockey.»
Déjà en regardant le match entre le Canada et la Suède, les Finlandais ont constaté qu’il y avait un décalage avec la LNH.
«Ça semblait certainement plus rapide qu’un match de saison régulière, particulièrement en début de match, et ça s’est un peu estompé ensuite», a observé Patrik Laine.
Langue secrète
Pour les Finlandais, qui parlent une langue orpheline, c’est un réel plaisir de pouvoir retrouver leurs compatriotes avec qui ils s’expriment dans leur langue maternelle même si ça cause un certain décalage.
«C’était un peu étrange au départ. Je me faisais poser cinq questions en anglais et tout d’un coup, il y avait une question en finnois. Il faut penser à ne pas répondre en anglais, ça prend un moment pour s’ajuster.»
Son coéquipier chez les Panthers, Anton Lundell, révèle que les quatre Finlandais de l’équipe floridienne ne se gênent pas pour parler leur propre langue au quotidien.
«C’est très agréable de pouvoir parler notre propre langue, ça aide beaucoup. C’est un peu notre langage secret dans le vestiaire en Floride quand nous ne voulons pas que les autres joueurs nous comprennent», avoue-t-il avec un sourire espiègle.
Favoris de la foule
Face aux États-Unis jeudi soir, les Finlandais espéraient avoir la foule du Centre Bell derrière eux.
«Je suis assez sûr qu’ils vont nous encourager», a soutenu Patrik Laine. «Il y a les partisans du Canadien qui sont ici, alors je ne suis pas trop préoccupé.»
Le numéro 92 du Canadien en a profité pour en rajouter une couche au sujet du plaisir qu’il éprouve à jouer à Montréal.
«Depuis le début de la saison, c’est génial de jouer ici chaque soir, mais ce genre d’environnement rajoute une vitesse de plus avec la fébrilité de la foule.»