L’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon veut rejoindre la bulle de l'Atlantique

Agence QMI
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Le conseil territorial de l’archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon a envoyé une invitation aux quatre provinces de la bulle de l'Atlantique de la rejoindre pour briser leur isolement.
«Depuis plus d’un an donc, les déplacements vers le Canada pour motifs discrétionnaires sont impossibles pour celles et ceux qui ne possèdent pas la citoyenneté canadienne», a indiqué Bernard Briand, président de la Collectivité territoriale de Saint-Pierre et Miquelon dans un courrier adressé au préfet ce jeudi 1er avril.
Toutefois, le préfet a répondu à la demande de M. Briand par la négative, en laissant entendre que l'adhésion à une bulle atlantique ne fait pas consensus dans l'archipel, notamment, dit-il, au regard de ce qu'elle impliquerait en ce qui concerne les restrictions complémentaires pour les personnes arrivant de la France continentale.
Malgré tout, l'intérêt reste encore vivant pour les gens qui habitent l'archipel. Steve Le Bars, un entrepreneur touristique de la région qui vient de fermer son entreprise, n'a également pas vu ses enfants, habitant seulement à 25 km de chez lui, à Terre-Neuve.
«Chaque soir, quand j'ouvre ma fenêtre et que je sors fumer une cigarette, je regarde Terre-Neuve», a-t-il dit en entrevue au National Post.
La bulle de l'Atlantique, qui permet aux voyageurs du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador de voyager librement sans avoir à faire des périodes de quarantaine, devait être réinstaurée le 19 avril. Cependant, une éclosion de cas au Nouveau-Brunswick pourrait ralentir le processus.