Un triomphe aussi important que le «Miracle» de 1980 à Lake Placid pour Lane Hutson


Jonathan Bernier
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Comme ce fut le cas pour les Canadiens, qui se vantent encore d’avoir battu l’URSS lors de la Série du siècle de 1972 et qui se remémorent les triomphes olympiques de 2002 et de 2010, les Américains parleront longtemps de cette médaille d’or olympique de 2026.
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« Cette victoire occupe assurément l’un des deux premiers rangs de l’histoire du hockey américain », a indiqué Lane Hutson, rencontré après le concours d’habiletés que le Canadien a tenu devant ses partisans.
Lorsque l’auteur de ces lignes lui a suggéré que le Miracle de Lake Placid arrivait sans doute au sommet, le défenseur n’a pas paru convaincu.
« Je dirais que les deux événements sont interchangeables, a-t-il soutenu. Cette victoire-ci est tellement immense pour USA Hockey. »

Évidemment, Hutson n’était pas né lorsque la bande de joueurs universitaires américains a vaincu la puissante formation de l’URSS aux Jeux olympiques de 1980.
Par conséquent, cette victoire dramatique contre le Canada sera assurément le moment marquant de la présente génération de hockeyeurs américains et de celle qui suivra.
« On parvient à hausser les standards chaque année. Même la formation féminine a été fantastique. C’est plaisant de voir qu’on a gagné des deux côtés, a déclaré Hutson, gagnant de l’épreuve du patineur le plus rapide avec un tour de 13,624 secondes.
« Il faut bâtir là-dessus et continuer de remporter des médailles d’or », a-t-il poursuivi en souhaitant pouvoir vivre l’un de ces moments un jour.
Pourquoi pas à 5 contre 5?
Évidemment, l’issue de la rencontre aurait été à l’opposé si les porte-couleurs de l’unifolié n’avaient pas raté une multitude d’occasions de marquer et si Connor Hellebuyck ne s’était pas dressé devant 41 des 42 tirs qu’il a affrontés.
« Il n’a pas gagné le trophée Vézina deux années de suite par hasard », a fait remarquer Samuel Montembeault.

Voilà sans doute pourquoi Hutson, qui a regardé la prolongation dans le vestiaire du Canadien en compagnie de ses coéquipiers, n’a jamais perdu espoir.
« On savait que ce serait un match très serré. Le rythme du match était complètement fou. Les deux équipes ont eu des occasions de marquer, a lancé Hutson. C’est fantastique que les États-Unis aient été en mesure de l’emporter. »
En jouant les héros, Jack Hughes a permis aux Américains de venger leur échec, également survenu en prolongation, lors de la Confrontation des 4 nations, l’an dernier. Sauf que, à cette occasion, la période supplémentaire avait été disputée à cinq contre cinq.
Montembeault, qui occupait alors le poste de troisième gardien de l’équipe canadienne, aurait préféré qu’il en soit encore ainsi.
« C’est la meilleure façon de départager un match. Surtout avec un enjeu aussi grand qu’une finale olympique », a-t-il déclaré, amenant lui-même le sujet sur le tapis.
Croit-il que le résultat aurait été différent ?
« Je ne sais pas, les deux équipes étaient tellement nez à nez, a-t-il répondu. Mais ça aurait sûrement duré plus longtemps. On aurait pu regarder encore plus de hockey ! »
Xhekaj défend son titre
Ce match ultime entre les grands rivaux nord-américains n’a pas empêché les joueurs du Canadien de faire plaisir à plusieurs milliers de spectateurs venus, encore une fois, assister au concours d’habiletés.

À l’épreuve du patineur le plus rapide, Hutson a coiffé Zachary Bolduc de quelques dixièmes de seconde. Jake Evans, à la surprise de plusieurs, a remporté le concours de précision en abattant quatre cibles sur autant de tirs.
Quant à Arber Xhekaj, il a défendu avec brio son titre de tir le plus puissant avec un impressionnant boulet enregistré à 107,4 m/h. À titre de comparaison, Zdeno Chara détient le record des concours d’habiletés du week-end des étoiles avec une claque de 108,8 m/h, réalisée en 2012.