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Lane Hutson diverti par les moqueries de Brady Tkachuk

Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2024-10-14T16:14:42Z
2024-10-14T19:22:35Z

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Lane Hutson n’a joué que cinq matchs dans la Ligue nationale de hockey et il occupe déjà les pensées des meilleurs joueurs adverses. Nous en avons eu la preuve irréfutable en troisième période du match de samedi contre les Sénateurs d’Ottawa.

Alors que les Sénateurs tiraient de l’arrière 4-1, leur capitaine, Brady Tkachuk, s’est mis à faire des simagrées devant Hutson, se moquant des feintes de tête et d’épaules qui sont devenues la marque de commerce du petit défenseur.

«J’ai bien vu ces images, a réagi Hutson avec le sourire au terme de l’entraînement matinal de lundi, au Centre Bell. Quelques amis m’ont envoyé la séquence. [Tkachuk] est un compétiteur et c’est plaisant de l’affronter, mais... ouais, c’était assez drôle.»

Flatteur, même?

«Je présume que oui. Mais je dirais aussi que c’était pas mal drôle», a-t-il insisté. 

Selon l’analyste de la firme Sportlogiq Billy Bertrand, Hutson, un défenseur, domine la LNH pour le temps passé en possession de la rondelle en zone offensive. On parle de trois minutes et 24 secondes avec la rondelle. Pas surprenant qu’il commence à tourmenter ses rivaux.

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Les fleurs de Crosby

Dimanche, à la veille de l’affrontement entre les Canadiens et les Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby a lancé des fleurs au numéro 48, avec qui il a patiné au cours de l’été.

«Hutson semble très à l’aise, a noté Crosby, l’une des supervedettes les plus respectées de la LNH. C’est un excellent patineur, il est capable de conserver la rondelle et de créer des jeux. Il a l’air vraiment confiant. Il a fière allure.»

Des commentaires qui se sont rendus aux oreilles du principal intéressé, gracieuseté du collègue Anthony Martineau.

«Je n’étais pas au courant, a-t-il avoué, surpris. Cela a une si grande signification pour moi [means the world to me, en anglais]. J’ai hâte de me mesurer à lui.»

S’adapter ou mourir

Malgré son départ canon, Hutson répète qu’il y a encore tellement de travail à faire.

«J’ai des conversations très productives avec Stéphane Robidas [l’entraîneur des défenseurs], a confié le jeune homme. On cherche à déterminer ce que je peux ajouter à mon jeu et ce que je peux enlever.»

Les observateurs les plus avertis auront remarqué, d’ailleurs, que Hutson patine souvent vers l’avant lors des situations défensives, au lieu de reculer en absorbant avec son corps le porteur de la rondelle.

«Pour moi, ça n’aurait aucun sens d’essayer de m’imposer physiquement, a-t-il justifié. J’aime mieux mettre mon bâton sur la rondelle. Au bout du compte, les joueurs ne marquent pas avec leur corps, mais avec la rondelle.

«Si je peux toucher la rondelle avec mon bâton et qu’elle ne se retrouve pas dans notre but, c’est une victoire dans mon livre à moi. Dans cette optique, je travaille beaucoup sur les petits détails du jeu défensif avec le bâton.»

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