Lane Hutson a pris le blâme pour le but gagnant des Hurricanes: «Dobes a connu tout un match et moi, j’ai tout bousillé son bon travail»

Jonathan Bernier
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Lane Hutson n’a pas pris la peine de cacher sa frustration lorsqu’Andrei Svechnikov a inscrit le but gagnant. Alors qu’il frappait sur la patinoire avec son bâton, on a pu l’entendre lâcher des gros mots jusque sur la passerelle.
Il faut dire qu’on aurait pu entendre une mouche voler quand la lumière rouge s’est allumée derrière le filet de Jakub Dobes. Le défenseur du Tricolore n’était pas plus de bonne humeur en se présentant devant son casier, là où plusieurs journalistes l’attendaient après le match.
« Dobes a connu tout un match et moi, j’ai tout bousillé son bon travail », a-t-il lancé, un capuchon sur la tête.
Fidèle à son habitude lorsqu’il commet une erreur qui coule son équipe, Hutson s’en voulait pour son revirement coûteux : une passe destinée à Juraj Slafkovsky que Svechnikov a parfaitement anticipée avant d’amorcer une contre-attaque rapide.

« Je n’ai pas aimé le jeu [d’Hutson], a lancé Martin St-Louis, en toute honnêteté, lors de son point de presse d’après-match. Mais l’important, c’est ce qui suit. Et on ne s’est pas occupé de ce qui a suivi. »
Ce qui a suivi, c’est le chaos.
C’est Noah Dobson et Hutson qui suivent Svechnikov derrière le filet, laissant Seth Jarvis seul dans l’enclave. C’est Hutson qui s’en rend compte et qui se lance sur Jarvis. C’est ce dernier qui relaie la rondelle à Svechnikov que Dobson a laissé retourner seul à la ligne bleue. C’est Dobson qui refuse de se bloquer le tir de Svechnikov. Et c’est Juraj Slafkovsky qui contribue à voiler la vue de Dobes au lieu de tasser Sebastian Aho en dehors de la trajectoire de tir.
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Deux occasions en or
Il n’y a pas seulement ce qui suivait ce jeu qui a fait défaut. Ce qui a précédé a également contribué à cette autre défaite du Canadien. Nick Suzuki qui rate la cible en échappée, Mike Matheson qui touche la barre transversale. Deux occasions en or qui auraient complètement modifié la trame narrative de cette série.
« Ce sont deux lancers qui sont allés de leur côté. Si ça avait été de notre côté, on mènerait la série 3 à 0 », a noté Matheson, à propos des deux revers en prolongation.
« Si on regarde le portrait d’ensemble, je pense qu’on a obtenu plus d’occasions dangereuses de marquer qu’eux », a soutenu Phillip Danault. Ce n’est pas ce que disent les statistiques compilées par le site Natural Stat Trick qui a comptabilisé 15 occasions dangereuses contre quatre en faveur des visiteurs.
Mais puisque le Canadien a sa propre équipe de statisticiens qui compilent ces données, il se peut très bien que les conclusions ne soient pas les mêmes.
Un prix à payer
Il n’en reste pas moins que les Montréalais ont mis Frederik Andersen à l’épreuve à seulement deux occasions en troisième période et en prolongation. Ça diminue grandement les probabilités de victoire.
« Je ne pense pas qu’on rende la vie de leur gardien assez difficile, a indiqué Matheson.
Que manque-t-il pour obtenir plus de lancers ? Pour avoir une meilleure finition autour du filet ?
« Je ne sais pas trop, a d’abord dit Danault, hésitant. Des rebonds, des écrans, un peu de chance. »
« On est présent au filet, c’est juste que c’est une excellente équipe pour sauter sur les retours et dégager le devant du filet. Ils ont de très bons défenseurs pour faire ça », a-t-il finalement analysé.
Dans ce cas, il faudra peut-être accepter de payer un peu plus le prix. Comme l’a fait Josh Anderson lors du deuxième match. Ce qui lui a permis de marquer deux buts.