L’ancien joueur de la LNH Donald Brashear à procès pour des violences sur une femme
La plaignante allègue que l’ex-hockeyeur l’aurait frappée lors de quelques événements distincts, en plus de l’avoir étranglée une fois


Pierre-Paul Biron
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Le procès de Donald Brashear pour des voies de fait et du harcèlement criminel sur une femme s’est ouvert jeudi à Québec. L’ex-hockeyeur aurait notamment frappé et étranglé la femme en plus de lui avoir cogné la tête sur le tableau de bord d’une voiture.
L’homme de 54 ans avait été arrêté dans la nuit du 14 au 15 février 2025. Une accusation de voies de fait simple avait alors été portée.
Trois jours plus tard, Brashear avait recomparu pour des accusations de voies de fait, de voies de fait causant des lésions par étranglement et de harcèlement criminel.
Selon la preuve présentée par le ministère public à l’ouverture du procès jeudi, au moins trois événements violents seraient survenus à différents moments entre l’ancien hockeyeur et la présumée victime.
Une ordonnance protégeant l’identité de cette dernière a été prononcée par le tribunal.
Parmi les actes reprochés, notons des claques au visage ainsi qu’un épisode d’étranglement.
Brashear aurait aussi violemment frappé la tête de la femme sur le tableau de bord d’une voiture dans laquelle ils prenaient place.

Multiples épisodes de violence
La plaignante a pris la barre jeudi pour livrer sa version des faits. Différentes mesures ont été prises afin que le regard de cette dernière ne croise jamais celui de son présumé agresseur.
La femme a livré avec émotions, mais avec contrôle, le récit des différents épisodes violents qu’elle aurait subis aux mains de l’ex-pugiliste.
Lors de l’événement qui a mené à l’intervention des policiers en février 2025, ce sont des claques au visage qu’elle aurait reçues.
Quelques mois auparavant, Brashear l’aurait étranglée suffisamment fort pour qu’elle « voie des petits points ».
« Il m’a dit : “Je vais finir par te tuer”. [...] Il avait les yeux noirs, j’ai eu vraiment peur », a relaté la femme.
Un autre événement serait survenu en marge d’un concert à Montréal. Dans le véhicule après qu’une dispute eut éclaté, Donald Brashear aurait pris la tête de la femme, qui était assise du côté passager, pour la frapper violemment sur le tableau de bord.
Expliquant ne pas avoir perdu connaissance, mais avoir seulement de vagues souvenirs de la suite, la plaignante a raconté avoir ensuite reçu un coup de poing au visage.
Souvenirs retrouvés
En contre-interrogatoire, la présumée victime a reconnu que plusieurs éléments mentionnés lors de son témoignage n’avaient jamais été mentionnés aux enquêteurs et l’étaient même pour la toute première fois dans le dossier.
Pressée de questions par l’avocate de la défense, Me Stéphanie Pelletier-Quirion, sur ces contradictions, la femme a indiqué qu’un cheminement thérapeutique suivant le dépôt des accusations lui avait permis de retrouver certains souvenirs.
Elle a également reconnu avoir elle aussi frappé l’homme, « pour se défendre », précise-t-elle, insistant sur le fait qu’elle n’avait jamais « initié la violence ».
Donald Brashear avait été remis en liberté sous diverses conditions après son arrestation en février 2025.
Son avocate a confirmé qu’une défense serait présentée vendredi.
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