Lance Stroll: «On va être derniers»


Mylène Richard
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Si vous cherchez Lance Stroll et les monoplaces vertes lors de la course de dimanche au Grand Prix de Formule 1 du Canada, regardez en fin de peloton.
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Personne ne se fait d’illusions chez Aston Martin, à commencer par le pilote montréalais.
« On va être derniers. On a une voiture beaucoup plus lente que toutes les autres. Je pense qu’on va se battre avec les Cadillac », a-t-il laissé tomber après avoir terminé au 21e et avant-dernier rang des qualifications, dominées par George Russell (1 :12,578) sur Mercedes, samedi en fin de journée au circuit Gilles-Villeneuve.
Son chrono de 1 :16,195 n’a été plus rapide que Valtteri Bottas (1 :16,195), chez Cadillac. Juste devant au classement, on retrouve Sergio Perez (1 :15,429), de la nouvelle écurie américaine, et Fernando Alonso (1 :15,196), coéquipière de Stroll.
« Ça aurait pu être mieux, ça s’améliorait, mais notre position ne change rien. Nous rencontrons de la difficulté avec l’adhérence, la température des pneus. C’est l’histoire de ma journée », a résumé Stroll, éliminé dès la première phase des qualifications (Q1), une étape qu’il n’a jamais franchie cette saison.
Plus tôt en journée, celui qui n’a aucun point en quatre GP avait fini 16e de la course sprint, qu’il avait entamée des puits en raison d’un problème d’assemblage à l’avant de son bolide.
Afin de garder espoir, le pilote de 27 ans se concentre sur l’avenir.
« Je crois au projet, qu’on peut être une équipe super forte un jour », a-t-il soutenu.

La pluie
En attendant des jours meilleurs, la course de dimanche aurait pu redonner espoir à Stroll, puisqu’il se débrouille normalement bien sur la chaussée mouillée.
« En Formule 1, si une voiture est plus lente de quatre secondes, même si tu es bon sous la pluie, ça ne change rien », a-t-il dit.

Si la météo ne collabore pas dimanche en fin d’après-midi, ce sera la première fois que la nouvelle génération de F1 roulera sous la pluie. En plus du froid prévu (13 degrés Celsius), le manque de visibilité et la qualité des pneus inquiètent plusieurs pilotes, la plupart n’ayant pas eu la chance de tester leur voiture dans de telles conditions.
« Ce sera un défi. On n’a pas beaucoup d’informations. Nous sommes une des équipes qui n’a jamais conduit sur une surface mouillée. Nous allons tout découvrir ça demain [dimanche]», a mentionné Alonso, qui sent que son bolide est plus rapide ce week-end.

« Même si la pluie pourrait venir brasser les cartes, ce ne sera pas facile, a anticipé Pierre Gasly, de chez Alpine, qui partira 14e. Ce sera extrêmement compliqué de chauffer les pneus. J’ai déjà du mal sur le sec, alors sous la pluie, ce sera très dur. Ça va être une course d’élimination. »