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«L’âme idéale»: un premier grand rôle en France pour Magalie Lépine-Blondeau

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Maxime Demers

Maxime Demers

2026-02-06T10:00:00Z

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Le succès du film Simple comme Sylvain a ouvert les portes du cinéma français à Magalie Lépine-Blondeau. Depuis un an et demi, l’actrice de 43 ans a enchaîné des rôles importants dans trois productions françaises, dont la comédie dramatique L’âme idéale, qui prend l’affiche au Québec cette fin de semaine.

«C’était un rêve que je caressais depuis que j’étais toute petite, mais sans que ce soit un objectif précis, confie la Québécoise à propos de cette nouvelle carrière de l’autre côté de l’Atlantique.

«Dès que j’ai vu qu’il y avait une ouverture, j’ai voulu tenter l’expérience en espérant que ça fonctionne. Mais ça n’aurait pas été un échec si rien n’en avait résulté. De toute façon, j’ai toujours beaucoup voyagé et j’ai toujours rêvé de vivre ailleurs, pour expérimenter autre chose. Si mon métier peut m’aider à le faire, c’est vraiment extraordinaire.»

C’est le film Simple comme Sylvain qui lui a servi de carte de visite en France. En plus d’avoir connu un beau succès dans les salles de l’Hexagone, la comédie de Monia Chokri a créé la surprise en remportant le César du meilleur film étranger, devant la production hollywoodienne Oppenheimer.

«Le film a été très apprécié et ç’a généré de l’intérêt pour notre petite bande. Ç’a ouvert des portes pour Monia, mais aussi pour Pierre-Yves [Cardinal] et moi. J’ai eu de la chance parce que plusieurs scénarios m’ont été proposés. L’âme idéale est le premier que j’ai choisi parce que je trouvais que c’était une belle façon de me présenter là-bas. C’était un beau rôle, avec des collaborateurs en or. Un scénario qui sortait de l’ordinaire, qui ressemblait à aucune autre proposition. Ça tombait sous le sens.»

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Dans ce premier long métrage de la réalisatrice française Alice Vial, Magalie Lépine-Blondeau incarne une médecin célibataire qui a renoncé à l’amour en raison d’un don particulier: elle peut voir les morts et leur parler. Sa rencontre avec Oscar (Jonathan Cohen) viendra lui redonner espoir.

Photo fournie par Immina Films
Photo fournie par Immina Films

L’actrice québécoise raconte s’être fait offrir le rôle principal de L’âme idéale à la suite d’un heureux concours de circonstances.

«Tout à fait par hasard, j’ai rencontré Jonathan [Cohen] et Alice [Vial] à une journée d’intervalle, relate-t-elle.

«Ils travaillaient déjà ensemble à l’élaboration de ce projet et avaient une rencontre de production la semaine suivante. La proposition est arrivée quelques jours après. Les deux avaient donc eu la même idée qu’ils avaient hâte de se partager. Et cette idée-là, c’était moi!»

Une complicité instantanée

Si la complicité avec Jonathan Cohen s’est installée instantanément, Magalie Lépine-Blondeau admet que le ton du film a été plus délicat à trouver, celui-ci évoluant sur une fine ligne entre la comédie, la romance et le fantastique.

«C’était justement ce qui m’attirait dans le projet. On savait que, d’un moment à l’autre, ça pouvait basculer dans le pathos ou dans la franche comédie, ce qui aurait pu donner l’impression d’une émotion plaquée. Mais le scénario était très bien écrit. Quand tu travailles avec une belle matière, tout devient plus facile.»

Immina Films
Immina Films

Après le tournage de L’âme idéale, Magalie Lépine-Blondeau a enchaîné avec Paolo, une série de HBO réalisée par Sébastien Marnier, ainsi qu’avec le film Mystik, de l’acteur et réalisateur français Raphaël Quenard.

L’actrice se réjouit par ailleurs de faire partie d’une délégation d’artistes qui contribuent actuellement au rayonnement de la culture québécoise en France.

«On jouit vraiment en ce moment d’un préjugé favorable chez les Français, autant pour la personnalité des Québécois que pour leur créativité. On le voit avec des projets culturels qui rayonnent comme Empathie de Florence Longpré. C’est excitant. Je pense que le regard que les Français posent sur nous est beaucoup moins paternaliste ou condescendant qu’il ne l’a déjà été. Avec tout ce qu’on a à offrir, on n’a absolument pas à être complexés par eux ni par leur culture.»

  • L’âme idéale, à l’affiche le 6 février.
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