Tous les résultats
Publicité

Laissons Bergeron et Letang tranquilles

Si le Canadien veut des vedettes québécoises dans son alignement, qu’il en repêche plutôt que de se rabattre sur des vétérans en fin de carrière comme Kristopher Letang et Patrice Bergeron, que l’on voit en action sur cette photo prise le 25 avril dernier.
Si le Canadien veut des vedettes québécoises dans son alignement, qu’il en repêche plutôt que de se rabattre sur des vétérans en fin de carrière comme Kristopher Letang et Patrice Bergeron, que l’on voit en action sur cette photo prise le 25 avril dernier. Photo AFP
Photo portrait de Michel Bergeron

Michel Bergeron

2022-05-21T09:00:00Z

Partager

Patrice Bergeron et Kristopher Letang seront libres comme l’air le 1er juillet, et plusieurs aimeraient que Kent Hughes et Jeff Gorton tentent leur chance avec les deux vétérans. Ne me comptez pas parmi ceux-ci. 

Pas parce que je n’aime pas les deux joueurs, bien au contraire.

J’ai un respect énorme pour ce que Bergeron et Letang ont accompli dans leur carrière jusqu’ici. En fait, je ne veux pas les voir à Montréal parce que je les respecte trop. 

Pour un Québécois en fin de carrière, de venir jouer à Montréal peut s’avérer une très mauvaise décision. On connaît le marché. Les partisans s’attendront à avoir dans l’alignement le Letang ou le Bergeron des beaux jours. On leur mettrait une pression énorme en leur faisant jouer le rôle de premier défenseur ou de premier centre avec une équipe en pleine reconstruction et, si les choses tournaient mal, les critiques seraient incessantes. 

REPÊCHONS-LES ! 

Ceux qui me connaissent savent que je suis un ardent défenseur des talents québécois. Je pense que trop d’entre eux ne sont pas jugés à leur juste valeur et je souhaite que le Canadien en ait le plus possible dans son alignement. 

Et il y a un moyen que ça arrive : qu’ils en repêchent ! 

Publicité

On parle de quelques espoirs québécois fort intéressants en vue du prochain repêchage et qui seront disponibles dans les rangs du Canadien. L’attaquant Nathan Gaucher ou les défenseurs Tristan Luneau, Maveric Lamoureux ou Noah Warren ont tous passé la saison dans la cour du Tricolore, et l’équipe n’aura aucune excuse en juillet puisqu’elle détient 13 sélections en 2022. 

À TORONTO ? 

Si Letang décide de quitter Pittsburgh, je le vois aboutir avec les Maple Leafs de Toronto. Même s’ils se sont encore inclinés en première ronde des séries, les Leafs ont démontré qu’ils étaient sérieux et, n’eût été du format des séries qui les désavantage considérablement, ils avaient ce qu’il fallait pour faire un bon bout de chemin. 

On parle beaucoup de la position de gardien, mais je pense que la droite de la défensive est une lacune majeure qu’ils devront améliorer et Letang serait le candidat parfait. Le Québécois viendrait appuyer Morgan Rielly et rendrait l’avantage numérique des Leafs encore plus redoutable. 

Tout dépendra évidemment de ce que les Penguins seront prêts à lui offrir. Il semble qu’il y aura de gros changements cet été à Pittsburgh, mais quand tu comptes Sidney Crosby dans ton alignement, tu dois toujours être pris au sérieux. 

L’AVENIR Du #37 

Quant à Bergeron, je pense que son avenir passera par Boston s’il décide de poursuivre sa carrière. Au cours des derniers jours, plusieurs membres de l’organisation des Bruins ont mentionné souhaiter qu’il soit de retour, dont son complice de toujours, Brad Marchand. 

Personnellement, j’ai l’impression que le Québécois reviendra au moins pour une autre année. Évidemment, ce n’est pas une décision que tu prends seul et il faudra que sa famille soit prête également. Une chose est sûre, la porte sera toujours ouverte chez les Bruins et on lui offrira ce qu’il veut pour rester. 

Publicité

De plus, ce n’est pas comme s’il était en déclin. Il démontre, saison après saison, qu’il fait encore partie de l’élite de la ligue. C’est le capitaine des Bruins et le cœur et l’âme de l’équipe. 

Voudra-t-il une dernière chance de gagner ? Peut-être. Si c’est le cas, il pourra demander aux Bruins de l’échanger comme l’avait fait Raymond Bourque en 2000. 

— Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie 

ON SE LA COULE DOUCE

Ceux qui lisent régulièrement cette chronique savent que je n’ai pas du tout apprécié que Nick Suzuki et Cole Caufield refusent de représenter leur pays au Championnat mondial de hockey en Finlande. Imaginez quand j’ai appris que des joueurs vedettes comme David Pastrnak et William Nylander avaient décidé d’aller rejoindre leur équipe nationale après leur élimination. Pastrnak a connu une saison du tonnerre, il vient de faire deux rondes de séries et il décide d’aller au Mondial quand même. Pendant ce temps, que font nos petits garçons ? Ils se reposent en attendant le tournoi de golf du Canadien en septembre. Et ils ne se la coulent pas douce à Montréal, évidemment ! Ils sont retournés chez eux à l’abri de toute critique. Je n’en reviens pas. 

BONNE DÉCISION

Il semble qu’il n’y aura pas de changements organisationnels à Toronto malgré la défaite en première ronde face au Lightning de Tampa Bay. C’est donc dire que Kyle Dubas et Sheldon Keefe devraient conserver leur emploi. À ça, je dis bravo ! Les Leafs n’ont pas à rougir de leur prestation face au Lightning, qui n’avait rien de gênant comme celle contre le CH l’an dernier. Au contraire, les Maple Leafs ont probablement joué leur meilleur hockey depuis plusieurs années. Malheureusement, le format des séries devra changer. Si ce n’était que de moi, on reviendrait à l’ancienne formule qui faisait que la première équipe affrontait la 16e, ainsi de suite, sans égard aux Associations. 

Publicité

MCDAVID LA MERVEILLE

J’ai vu Bobby Orr jouer dès l’âge de 14 ans avec les Generals d’Oshawa. Quand je regarde Connor McDavid, j’ai le même genre de sentiment. Évidemment, le centre des Oilers ne se rapprochera jamais des chiffres de Wayne Gretzky ou de Mario Lemieux parce que le hockey a changé et qu’il n’est pas aussi bien entouré que les deux autres ont pu l’être. Malgré tout, les Oilers ont une véritable merveille entre les mains. Quand il prend sa vitesse, il est dans un autre monde, littéralement. Je ne sais pas s’il sera en mesure d’aider les Oilers à battre les Flames de Calgary dans ce qu’on appelle « la bataille de l’Alberta », mais il fera tout son possible, c’est évident. Les Oilers ont fait de bonnes acquisitions depuis l’été dernier, mais ils n’ont pas réglé leur principale lacune : les gardiens de but. Avec Mike Smith, tu ne sais jamais à quoi t’attendre. 

Publicité
Publicité