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Laine : utile, malgré son absence

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-03-09T05:00:00Z

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CALGARY | Aux prises avec des symptômes grippaux, Patrik Laine n’a pas été en mesure d’affronter les Flames. Néanmoins, c’est peut-être la fois où il a été le plus utile au Canadien depuis le tour du chapeau qu’il a inscrit en supériorité numérique à la mi-décembre.

En son absence, Martin St-Louis a choisi de placer Josh Anderson à la droite d’Alex Newhook et d’Owen Beck. Force est d’admettre que la dynamique était fort différente avec la fougue d’Anderson qu’elle ne l’est avec le Finlandais, dont le moteur est constamment en mode économie d’énergie.

Ça n’a pas empêché le Canadien de s’incliner 1 à 0, subissant du même coup son premier revers en temps réglementaire depuis le retour de la pause des 4 nations, mais St-Louis a peut-être trouvé une combinaison qui pourrait éventuellement, lorsque Beck aura plus d’expérience derrière la cravate, appuyer de façon un peu plus adéquate sa première unité.

L’échec-avant d’Anderson, sa façon d’entrer en zone adverse à pleine vitesse, a forcé les défenseurs des Flames à jouer un peu plus sur les talons. Ce qui a donné de l’espace à la recrue pour bourdonner un peu plus. D’ailleurs, les deux Ontariens semblaient avoir une facilité à se trouver lorsqu’ils étaient en zone adverse.

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«C’est une game un peu plus différente pour lui (Beck) quand il joue avec Andy dont le style est plus direct, qui amène beaucoup de rapidité», a reconnu Martin St-Louis après la rencontre.

Suzuki infatigable

Car, encore une fois, l’entraîneur-chef du Canadien a utilisé le trio de Nick Suzuki à profusion. Le capitaine a foulé la glace pendant 24 minutes et demie. Pour un attaquant, c’est pratiquement l’équivalent de plus d’une trentaine de minutes pour un défenseur.

«Je lui ai demandé avant [de le surtaxer]. Il y a toujours des soirées en cours de saison au cours desquelles tu ne te fatigues pas. Ce soir, je sentais que c’était le cas pour lui.»

Fait à noter, Suzuki a disputé chaque seconde des quatre minutes au cours desquelles le Tricolore a évolué avec un homme en plus. Et il a répondu de brillante façon. Il a mis la table pour ses compagnons de trio à plusieurs occasions. Malheureusement, ceux-ci ont été incapables de capitaliser.

Cole Caufield, dont la précision est habituellement chirurgicale, n’a pas été en mesure de convertir un seul de ses six tirs. Il a entre autres raté la cible sur deux occasions en or, alors qu’il avait le gardien à sa merci.

La course au Calder

D’ailleurs, après Macklin Celebrini la semaine dernière, Lane Hutson affrontait un autre sérieux candidat dans la course pour l’obtention du trophée Calder. Devant le filet des Flames, Dustin Wolf s’est assuré qu’on le remarque.

L’Américain de 23 ans a repoussé les 26 tirs du Tricolore pour enregistrer son troisième jeu blanc de la campagne. S’il n’a pas été trop occupé au cours du premier vingt (le Canadien a obtenu quatre tirs), il a eu son mot à dire dans les 40 minutes suivantes.

Toutefois, Hutson n’est pas demeuré en reste. Il a obtenu 24 mins 40 s de temps de jeu, passant pratiquement la deuxième moitié de la troisième période sur la glace.

Il a dirigé l’attaque de main de maître comme il le fait depuis son entrée dans la LNH. Mais il a également démontré qu’il pouvait s’impliquer défensivement.

Sa manœuvre désespérée qui lui a permis de soulever le bâton de Nazem Kadri l’empêchant de doubler l’avance des Flames, en est la preuve.

En raison de la victoire des Sénateurs acquise en prolongation face aux Rangers [deux équipes également impliquées], le Tricolore a reculé d’un point dans la course pour une place en séries éliminatoires.

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