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Laine trouve une nouvelle façon de se faire aimer

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-12-10T03:51:22Z

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À chaque match qui passe, Patrik Laine s’attire les éloges de ses nouveaux partisans. Lundi soir, c’est en marquant le but qui a fait la différence lors de la séance de tirs de barrage que le Finlandais y est parvenu.

On n'était pas venu pour une période de jeu supplémentaire entre le Canadien et les Ducks, deux équipes de fond de classement. D'ailleurs, on se serait bien passé de ces cinq minutes qui se sont déroulées presque exclusivement en territoire neutre. Mais le tir de Laine valait la peine de patienter tout ce temps. Je pense que Lukas Dostal se demandait encore si la rondelle était entrée dans le but lorsque Cole Caufield s'est élancé à son tour. Ces deux buts, jumelés aux deux arrêts de Samuel Montembeault, ont permis au Tricolore de l’emporter 3 à 2.

Mine de rien, la formation montréalaise vient de gagner ses trois derniers matchs ayant nécessité un bris d’égalité. De quoi insuffler une bonne dose de confiance à une formation qui en a besoin.

Certains diront que cette victoire a été acquise contre une formation qui en arrache autant que le Tricolore. Néanmoins, elle a permis d’observer une certaine forme de caractère chez les troupiers de Martin St-Louis.

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Disons que la première période n’augurait rien de bon. Oui, le Tricolore a ouvert la marque. Mais il s’est également passé 15 mins 45 s sans que les locaux obtiennent le moindre tir au but.

Un cadeau du gardien

Lukas Dostal, l’homme masqué des Ducks, souhaitera sans doute rapidement oublier cette soirée. En plus d’avoir cédé sur les deux tirs auquel il a fait face en fusillade, il a ouvert la porte au retour du Tricolore.

Depuis le début de la saison, Martin St-Louis a souvent reproché à ses joueurs de faire des actions qui aident l’adversaire. Lundi soir, on a assisté un retour du balancier. Modeste, mais sur lequel Kirby Dach ne crachera pas.

Une mauvaise sortie de Dostal derrière son filet a laissé le champ libre entre l’attaquant du Canadien et le but des Ducks. Repéré par Juraj Slafkovsky, Dach a secoué les cordages pour la première fois en 20 matchs. Le dernier but de l’Albertain remontait au 26 octobre. L’équivalent d’une éternité dans la saison d’un joueur.

Il n’y a pas que Dach qui en a profité. Le Tricolore, qui était amorphe depuis près de 20 minutes, a alors repris vie.

Sur cette unité, Slafkovsky, dont les sorties de zone sont aussi hasardeuses que l’autoroute 10 un soir de poudrerie, s’est soudainement mis à jouer au hockey. Le Slovaque a offert deux superbes occasions de marquer à Laine.

La première lors d’une montée à trois contre deux. La seconde, en tout de fin de période médiane, à l’aide d’un relais semblable à celui qui a permis à Dach de créer l’égalité. Sauf que, cette fois, Dostal se trouvait devant son filet... et non derrière.

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Hutson devance Chelios

Avant de jouer les héros, Laine a inscrit son troisième but en quatre matchs dans l’uniforme tricolore. Le troisième marqué en supériorité numérique depuis le cercle de mise en jeu situé à la droite du gardien. Le troisième qui a d’abord vu la rondelle passer entre les mains fluides de Lane Hutson.

Se faisant, le défenseur du Canadien a récolté un point dans un septième match consécutif. Il est devenu le premier défenseur recrue de l’histoire du Tricolore à connaître une séquence aussi fructueuse. L’ancienne marque de six rencontres était détenue par Chris Chelios depuis décembre 1984.

À l’instar de Dach avant la rencontre, il y a longtemps que Josh Anderson n’a pas touché la cible. Dans son cas, on parle d’une disette de 10 matchs. L’Ontarien a déjà vu pire depuis qu’il porte les couleurs du Tricolore. L’an dernier seulement, Anderson a vécu des sécheresses de 24, 15 et 16 matchs.

La différence, c’est que cette fois, il ne s’est pas transformé en fantôme. On en faisait mention samedi, et ce fut encore le cas hier: Anderson patine comme s’il avait des cartouches de nitro dans ses patins. Sa combativité rend ses adversaires un peu plus nerveux lorsqu’ils sont en possession de la rondelle.

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