Tous les résultats
Publicité

Guy Lafleur, décédé il y a un an, est toujours présent dans le Salon des Anciens Canadiens

Déjà un an que le Démon blond a rendu son dernier souffle

Le président des Anciens Canadiens, Réjean Houle, devant le flambeau et la fameuse photo du dernier anniversaire de Guy Lafleur.
Le président des Anciens Canadiens, Réjean Houle, devant le flambeau et la fameuse photo du dernier anniversaire de Guy Lafleur. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2023-04-22T01:38:26Z

Partager

Il y a un an, aujourd’hui, Guy Lafleur poussait son dernier souffle. Depuis, les hommages se sont multipliés : des funérailles nationales, début mai, jusqu’à un spectacle à venir du Cirque du Soleil. De manière plus discrète, mais tellement significative, « Flower » est aussi honoré chaque fois qu’un ancien coéquipier pose les pieds au Centre Bell. 

• À lire aussi: «La dernière année a été très pénible pour notre famille» - Martin Lafleur

Après seulement quelques pas à l’intérieur du Salon des Anciens Canadiens, une photo prise lors du 70e anniversaire de naissance du Démon blond, un peu plus de six mois avant son décès, apporte de grandes émotions. 

« Les gars, quand ils viennent, ils regardent toujours la photo, indique Réjean Houle, fier président des Anciens Canadiens. Ça les touche encore énormément, un an après le départ de Guy. »

Le cliché est installé tout près du flambeau que les joueurs du Tricolore ont porté bien haut durant les années 1970. 

Photo Courtoisie
Photo Courtoisie

Sur la photo, dont l'originale avait été prise par le collègue Rodger Brulotte, on retrouve « Flower », devant un gâteau bleu-blanc-rouge avec le numéro 10, entouré notamment d’Yvan Cournoyer, Bob Gainey, Rick Green, Réjean Houle, Guy Lapointe, Yvon Lambert, Serge Savard, Mario Tremblay, Pierre Bouchard et Guy Carbonneau. La famille était aussi là, tout comme l’organisation actuelle du Canadien, avec le propriétaire Geoff Molson et France Margaret Bélanger, présidente, sports et divertissement.

Publicité

« Tout le monde essayait d’être souriant malgré la maladie de Guy, nous étions heureux d’être là et chacun avait sa propre anecdote du passé, se souvient M. Houle, à propos de cette fameuse fête organisée au restaurant Le Vieux Four Manago, à Kirkland, en septembre 2021. Ç’avait duré plusieurs heures... »

Cette photo n’est qu’une partie du décor du Salon des Anciens, qui a été changé peu après le décès de Lafleur, il y a un an. Deux grands cadres à l’effigie du disparu surplombent la pièce, installés de chaque côté du téléviseur où sont diffusés traditionnellement les matchs du CH.

« Tout le monde l’aimait, Flower »

« C’est très bien, c’est Réjean, notre président des Anciens Canadiens, qui a décidé d’honorer Guy Lafleur et ç’a été accepté tout de suite par le conseil », vient préciser Yvon Lambert, lui-même membre de ce conseil.

« Ça va être là pour toujours, on l’espère, d’ajouter Houle, à propos des décorations ajoutées au Salon des Anciens. Pour que les gens se remémorent qui était Guy Lafleur. Tout le monde l’aimait, Flower, il était tellement intense et tellement généreux. Il y a des gens hors norme dans la vie. Guy Lafleur, c’était ça. Sur la glace et à l’extérieur. »

Photo d'archives, Martin Chevalier
Photo d'archives, Martin Chevalier

Le décès de Flower a laissé un grand vide auprès de ses anciens coéquipiers et amis. Mais un an plus tard, on préfère garder le sourire en pensant au légendaire numéro 10 du Canadien.

Publicité

Toujours présent

« La période la plus difficile a été les moments avant qu’il parte, quand il était plus malade, complète Houle. Mais ç’a été un combattant incroyable, notre Flower. De le voir souffrir, ça nous faisait souffrir en même temps. Un an après son départ, je retiens plus les beaux côtés en essayant d’oublier la portion plus difficile. »

« Pour nous, ses anciens coéquipiers, c’est toujours dur de réaliser qu’il n’est plus avec nous autres, a complété Lambert. Il est encore tellement présent. » 

« C’est encore nous qui avons le record » 

Réjean Houle revient sur la performance des Bruins

Yvan Cournoyer était le capitaine du Canadien lors de la saison record de 1976-1977. On le voit soulever ici la coupe Stanley au printemps 1976, juste avant cette prolifique campagne.
Yvan Cournoyer était le capitaine du Canadien lors de la saison record de 1976-1977. On le voit soulever ici la coupe Stanley au printemps 1976, juste avant cette prolifique campagne. Photo d’archives, Getty images

En terminant la saison régulière avec 135 points au classement, les Bruins de Boston ont battu le précédent record de la Ligue nationale de hockey, soit 132, qui appartenait à l’édition 1976-1977 du Canadien de Montréal. 

« C’est encore nous qui avons le record, a toutefois répliqué Réjean Houle, avec un petit sourire en coin. On l’a fait en 80 matchs et il y avait des matchs nuls aussi à cette époque. De nos jours, tu peux aller chercher des points supplémentaires avec la formule actuelle. »

Une victoire en prolongation ou en fusillade donne en effet deux points, tandis qu’une défaite en prolongation ou en tirs de barrage offre aussi un point.

Publicité

Somme toute, les Bruins ont conservé un dossier de 65-12-5 au cours de la récente saison. Cela inclut sept victoires en prolongation et quatre autres au terme des tirs de barrage. On parle donc de 54 victoires à la régulière sur 65. Dans le cas du Canadien, mené alors par les attaquants Guy Lafleur et Steve Shutt, de même que le défenseur Larry Robinson, il avait présenté une fiche de 60 victoires, huit défaites et 12 matchs nuls.

« Au bout du compte, on peut dire qu’il y a quelques bonnes équipes dans la ligue qui ont réussi à obtenir 60 victoires ou plus, a statué Houle, qui complétait régulièrement un trio avec Mario Tremblay et Yvon Lambert à la fin des années 1970. Chapeau à ces équipes ! Pour la balance des points accumulés, on doit prendre ça avec un grain de sel, ce n’est pas majeur et ça ne m’empêchera pas de dormir, comme on dit. »

L’objectif principal : la Coupe Stanley

L’actuel entraîneur-chef des Bruins, Jim Montgomery, avait lui-même ajouté un bémol au record des Bruins, en fin de saison.

« L’équipe de Montréal que nous avons surpassée avait joué seulement 80 matchs, convenait Montgomery, en conférence de presse. Je crois que ces victoires en 80 parties demeurent un peu plus significatives. De toute façon, je me préoccupe surtout du fait que mon équipe joue de la bonne façon. » 

Montgomery et les Bruins sont surtout tournés vers le principal objectif : gagner la coupe Stanley. C’est d’ailleurs ce qu’avait réussi Lafleur et le Canadien en 1977. Il s’agissait de la deuxième d’une série de quatre conquêtes

Publicité
Publicité