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Lâchez Josh Allen, c’est n’importe quoi!

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Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-01-27T16:00:00Z

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KANSAS CITY | Donc, après une autre défaite crève-cœur à Kansas City, l’interminable chemin de croix des Bills se poursuit. Évidemment, c’est la faute de Josh Allen, qui a encore une fois «choké» dans un match de séries. Du moins, c’est ce qui s’écrivait courageusement, tard dimanche soir, sur les réseaux sociaux.

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Au football, c’est vieux comme le monde, le quart-arrière reçoit trop de mérite quand tout va bien. Ce qui est encore plus vrai, c’est que quand les choses tournent mal, le quart-arrière devient automatiquement le plus grand coupable.

Après tout, les Bills ont perdu quatre fois en séries contre les Chiefs depuis 2020. La conclusion toute tracée, c’est que Allen s’écroule encore et toujours sous la pression.

«Pour être les champions, il faut battre les champions et on n’a pas fait le travail», a résumé le quart-arrière anéanti en conférence de presse, après une autre vive déception.

Il est vrai que le calvaire pour les Bills et leurs partisans est surréaliste. Les 78 victoires des Bills lors des six dernières saisons constituent le plus haut total pour une équipe qui n’a jamais atteint le Super Bowl, sur une période de six ans.

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Durant cette même période, Allen a signé sept victoires. Encore là, aucun autre quart-arrière dans l’histoire n’a gagné autant de matchs éliminatoires sans se rendre au Super Bowl.

Fausse perception

C’est tellement facile de mettre le blâme sur Allen. Est-ce qu’il a été parfait dimanche face aux Chiefs? Certainement pas, surtout en début de rencontre, où il semblait solidement sur les nerfs avec quelques passes dangereuses.

Il s’est ressaisi par la suite et si son ailier rapproché Dalton Kincaid avait rempli sa part du contrat en captant sa passe désespérée en fin de match sur un quatrième essai, le narratif du «chokeux» serait peut-être mort et enterré.

L’effort est trop insurmontable pour les amateurs de réactions fortes et instantanées, mais si on se penchait sur l’ensemble de la carrière d’Allen à ce jour en séries?

Après 13 matchs éliminatoires, il se rapproche presque de l’équivalent d’une saison régulière et ses statistiques ne sont absolument pas gênantes.

Avec 3359 verges (258,4 par match) par les airs, il compte 25 passes de touché et seulement quatre interceptions. Il a ajouté 668 verges au sol et 7 touchés additionnels.

Donc, avec 32 touchés en 13 matchs, vous ne trouvez pas qu’il a fait sa toute petite part?

Face à une dynastie

Photo Getty Images via AFP
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Ce n’est toujours bien pas Allen qui a perdu le match face aux Chiefs, en 2021, quand la défense s’est fait traverser par Patrick Mahomes en 13 secondes à la fin du quatrième quart.

Ce n’est pas Allen qui a donné pour la première fois cette saison plus de 30 points à l’attaque des Chiefs.

Certains lui remettront sous le nez les conversions de troisièmes et quatrièmes essais ratées sur des «faufilades» du quart. On ne peut pas, plutôt, saluer le génie défensif du coordonnateur des Chiefs, Steve Spagnuolo, qui a établi un plan parfait pour que Allen ne soit pas un facteur au sol? On ne peut pas reprocher, au contraire, au personnel d’entraîneurs des Bills de n’avoir jamais su s’ajuster?

Non, parce que c’est tellement plus simple, voire simpliste, de jeter la pierre au quart-arrière.

Le fait est que les Bills ont le malheur de croiser sur leur route l’une des meilleures équipes de tous les temps. Ils n’arrivent pas à franchir le pas pour battre les Chiefs, mais ce n’est clairement pas parce que Josh Allen joue comme un pied.

Pour en finir avec la controverse

Difficile de terminer sans revenir un brin sur le fameux quatrième essai et une verge qui soulève un autre outrage contre l’arbitrage.

Les partisans des Bills jurent qu’Allen a franchi la distance et que la ligue a encore favorisé les Chiefs.

Dans ce cas-ci, ce n’est pas contre l’arbitrage qu’il faut gueuler, mais contre la NFL. C’est la ligue qui s’obstine à maintenir en vie un système archaïque de mesure avec chaîneurs, plutôt que d’utiliser toutes les avancées technologiques pour mesurer avec précision jusqu’où le ballon s’est rendu.

Les puces digitales et autres méthodes à la fine pointe existent, mais le choix est de rester à l’âge de pierre. Et ça, c’est encore plus désolant que tout ce qui est injustement reproché à Josh Allen.

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