Retard dans l’appel d’offres: Labeaume craint une hausse des coûts du tramway


Stéphanie Martin
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Régis Labeaume craint une hausse des coûts du tramway si le gouvernement n’autorise pas rapidement la Ville de Québec à aller en appel de proposition pour le consortium qui le construira.
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« Il est primordial de maintenir l’intérêt du marché et de respecter l’échéancier pour 2022. Le projet est à la croisée des chemins. Le report du calendrier de travail qui a été présenté en novembre 2019 risquerait de refroidir l’intérêt des consortiums et augmenterait ainsi les coûts du projet potentiellement », a exprimé le maire de Québec, mercredi, devant la commission parlementaire chargée de l’étude du projet de loi 67.
S’il est satisfait des mesures comprises dans la pièce législative qui donnent à sa Ville de nouveaux pouvoirs pour l’octroi des contrats, cela demeure un problème majeur, dit-il.
Le gouvernement attend le rapport du BAPE et l’étude d’achalandage avant de permettre à la Ville de procéder à un appel de propositions pour sélectionner les firmes qui construiront le tramway. La Ville, elle, est prête à aller de l’avant depuis cet été.
Il a souligné l’apparente contradiction du gouvernement, qui encourage la réalisation accélérée de projets d’infrastructures. « Ils peuvent aller de l’avant concurremment au processus environnemental et commencer les travaux avant d’avoir terminé l’évaluation environnementale. » De l’autre côté, le gouvernement refuse d’autoriser la Ville à simplement lancer un appel d’offres, a-t-il déploré.
Hébergement touristique
Par ailleurs, le maire a plaidé pour le maintien de l’autonomie municipale dans le domaine de l’hébergement touristique de courte durée. Le projet de loi 67 prévoit de retirer aux municipalités le pouvoir d’interdire les locations de type Airbnb pour les résidences principales sur leur territoire. M. Labeaume estime qu’il « revient aux municipalités d’autoriser ou non l’hébergement touristique dans une résidence principale ».
Il craint notamment pour l’intégrité du Vieux-Québec. « Sans réglementation, le Vieux-Québec risque de devenir une coquille vide de ses habitants au profit de l’exploitation touristique uniquement. »
Zones inondables
En ce qui concerne les zones inondables, le maire a réitéré que les municipalités ne doivent pas être tenues responsables des inondations qui surviennent sur leur territoire.
« On a besoin de l’immunité. Le gouvernement l’a, et on se demande pourquoi nous, on ne l’a pas. Les seuls gagnants là-dedans, c’est les compagnies d’assurance. »