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La Ville de Québec «fera sa part» pour les réfugiés, dit Weiser

Photo d’archives, Didier Debusschère
Photo portrait de Taïeb Moalla

Taïeb Moalla

2022-03-09T03:18:07Z

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Pour le conseiller municipal David Weiser, la guerre en Ukraine trouve un écho très particulier, puisque ses aïeux viennent de là et que certains d’entre eux ont dû fuir les pogroms (massacres) perpétrés contre les Juifs il y a un siècle.

Lundi soir, à la fin du conseil municipal, l’élu avait la voix chevrotante en confirmant que la Ville de Québec « fera sa part », en collaboration avec ses organismes communautaires, pour accueillir « quelques centaines de réfugiés ukrainiens ».

La municipalité a une longue tradition en la matière, puisqu’elle a été la terre d’accueil de milliers de réfugiés, de différentes nationalités, au fil des décennies. 

En prenant la parole, lundi, le conseiller avait en mémoire sa grand-mère maternelle, Zina Gervitz.

À l’âge de 13 ans, cette dernière a quitté, seule, son village natal de Bar, en Ukraine, pour se rendre au Mexique, dans la foulée de la Première Guerre mondiale.

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Côté paternel, la famille a également dû partir de l’Ukraine (soviétique, à l’époque), au début des années 1920, pour fuir les pogroms qui y faisaient rage. 

Retour d’ascenseur

« Ma famille a pu bien s’intégrer à Québec. Pour moi, aujourd’hui, c’est le retour d’ascenseur », a insisté David Weiser, en entrevue avec Le Journal.

Même s’il n’a plus de famille en Ukraine et que ses racines sont désormais multiples – Europe de l’Est, Mexique, Québec –, l’élu municipal admet que la situation actuelle le préoccupe beaucoup.

« Malheureusement, l’histoire des atrocités humaines se répète. Dans les conditions qu’on a ici, il est difficile d’imaginer qu’il y a encore des guerres. Il nous est difficile de comprendre cette bêtise humaine », a-t-il relaté, ému. 

Vivre-ensemble

Responsable du dossier du vivre-ensemble au sein du comité exécutif, David Weiser a promis que la Ville de Québec aidera ses organismes spécialisés – comme le Centre multiethnique de Québec – à accueillir ceux et celles qui fuient la guerre.  

« On va s’assurer que nos organismes communautaires ont ce dont ils ont besoin pour faire leur travail, a-t-il promis. On va déterminer les besoins et on verra ensuite si on va investir des sous. Le pire qui pourrait arriver serait de ne pas être prêt pour les accueillir. »

Actuellement, l’ONU évalue le nombre de réfugiés ukrainiens à 1,2 million depuis le début de l’attaque russe. À Québec, on pense pouvoir en accueillir 150 – et peut-être même 300 – au cours des prochains mois.

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