La vie de Murdock pourrait changer
L’adversaire de Christian Mbilli sait qu’une chance unique se présente à lui


Dave Lévesque
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QUÉBEC | L’adversaire de Christian Mbilli, Rohan Murdock, a toutes les raisons du monde de vouloir remporter ce qu’il qualifie de plus important combat de sa carrière.
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L’Australien de 31 ans veut évidemment mettre la main sur la ceinture WBC Continental Americas des super-moyens que détient le nouveau Canadien, mais il y a encore plus à gagner pour lui.
«Je viens d’avoir une petite fille qui a cinq mois, ça me donne une motivation additionnelle. Gagner me permettrait de mettre ma famille à l’abri», confie-t-il.
C’est une histoire que l’on entend souvent dans le monde des sports de combat où un seul duel peut complètement transformer la vie d’un pugiliste.
Énorme
Originaire de Gold Coast, une ville réputée pour ses magnifiques plages et située à une heure au sud de Brisbane, Murdock insiste à nouveau sur l’importance de ce combat.
«C’est énorme pour moi, c’est le plus gros combat de ma carrière et j’en ai disputé plus de 120 [amateurs et professionnels] et j’ai l’impression que tous ces combats me mènent à celui-ci.»
Il croit aussi qu’une victoire pourrait lui ouvrir des portes dans un avenir très rapproché.
«Si je l’emporte, je devrais être classé comme numéro dans plusieurs fédérations et ça m’ouvrirait les portes d’autres combats.»
Difficile
Il n’en demeure pas moins que Murdock (27-2-0, 19 K.-O.), et sa famille par la bande, se sont imposés des sacrifices afin qu’il monte dans l’arène contre Mbilli (25-0-0, 21 K.-O.) samedi soir au Centre Vidéotron.
«J’ai sacrifié toute ma vie pour ce combat. Je suis éloigné de ma fille et elle grandit tellement vite. Je rate tous ces moments. Ça fait 21 ans que je m’investis et que je fais des sacrifices.
«On se voit sur Facetime, ce qui n’est certainement pas la même chose, mais elle entend ma voix et elle me reconnaît.»
Après avoir raté les fêtes de fin d’année parce qu’il terminait son camp d’entraînement, il a hâte de pouvoir profiter d’un peu de répit avec les siens.
«J’ai hâte d’être à la maison et de pouvoir m’offrir des vacances dans un bel endroit. J’espère aussi avoir une ceinture à accrocher dans la maison», dit-il en riant.
Les failles
Rohan Murdock ne veut pas trop s’ouvrir sur son plan de match, mais il croit être en mesure d’exploiter les failles de Mbilli.
«C’est un très bon combattant, mais il n’est pas parfait. Nous voulons exposer ce qu’il fait de moins bien.
«Je crois que défensivement, il se laisse parfois à découvert. Il est très axé sur l’attaque, ce qui est une bonne chose parce qu’il a la condition physique pour le faire.»
Pour sa part, Murdock estime être dans la meilleure forme de sa vie.
«Je veux offrir la meilleure version de moi-même. Je me sens à mon meilleur comme jamais.»
Foule hostile
Pas besoin de faire un dessin à Rohan Murdock, il sait que les 10 000 spectateurs seront contre lui samedi.
Il l’a d’ailleurs vécu quand il a affronté Zach Parker, à Manchester en Angleterre, en 2020.
«Quand je suis arrivé dans le ring en Angleterre, toute la foule me huait, mais ça ne m’affecte pas tellement parce qu’une fois que je suis dans l’arène, je me concentre sur ce que j’ai à faire et je bloque le bruit, ce qui est facile pour moi.
«Le plus compliqué quand on se bat à l’étranger, c’est de maintenir une routine, notamment en ce qui concerne le sommeil.»