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La Victoire, une équipe condamnée à gagner

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-09-09T21:17:00Z

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«Une défaite de la Victoire», «La Victoire toujours en quête d’une victoire», «La séquence de défaites de la Victoire de Montréal s’est poursuivie à la Place Bell de Laval».

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Les idées de manchettes et de jeux de mots concernant le nom de l’équipe montréalaise de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF) ont rapidement fait le tour du web, lundi, quelques minutes après son dévoilement.

L’internaute Nick Lachance-Barbeau y est même allé d’un hypothétique dialogue qui illustre bien la confusion qui pourrait régner.

« – As-tu checké la Victoire hier?

– La victoire de qui?

– La Victoire de Montréal.

– Montréal a gagné?

– Non, perdu.

– Mais pourquoi tu me demandes si j’ai vu la victoire?

– Ben moi, j’ai checké la Victoire, mais elles ont perdu. C’était une défaite.»

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«Trouver des synonymes»

Au-delà de l’excitation d’avoir enfin un nom d’équipe et un logo, Marie-Philip Poulin est consciente de la situation et elle reconnaît qu’il «faudra trouver des synonymes».

Toujours optimiste, la triple championne olympique mise plutôt sur «l’état d’esprit» qu’évoque la nouvelle appellation.

«Les six équipes veulent gagner et avoir la victoire. Oui, c’est sur notre chandail, mais pour nous, ce sera notre inspiration, notre motivation», a-t-elle mentionné en visioconférence.

Poulin a ainsi repris les mots publiés par l’organisation, tentant d’aller au-devant des coups.

«Que l’on gagne ou que l’on perde, la Victoire est un état d’esprit, notre motivation première, peut-on lire sur les réseaux sociaux. Le nom Victoire nous inspirera à atteindre de nouveaux sommets, pour la gloire de l’équipe, de notre sport et pour Montréal!»

Plus de pression?

Vêtue d’un t-shirt bourgogne affichant le nouveau logo, Poulin, la capitaine la plus sollicitée par les médias lundi n’a pas voulu dire si sa formation était condamnée à gagner avec un tel nom.

«Que tu portes le chandail du Charge d’Ottawa ou des Sceptres de Toronto, chaque équipe veut gagner, peu importe si c’est écrit sur le chandail ou non. Il faudra se rassembler autour de ce chandail, de ce nom et de ce nouveau logo. Chaque marché veut remporter la coupe Walter. Ce sera une motivation de plus pour nous», a répété la numéro 29, qui aimerait bien un jour voir une mascotte avec des ailles comme sur le logo.

Les finalistes

La formation de Montréal a failli être baptisée l’Écho, les Lumières ou le Métro.

C’est ce que le site web The Hockey News a révélé, citant Bauer, le partenaire de la LPHF pour la confection des chandails. L’équipementier aurait dévoilé – les détails ont été plus tard effacés - les noms finalistes pour les équipes du circuit féminin.

Ailleurs, les choix étaient Torch (allô les jeux de mots au Québec!), Sentinels et Tempests à Toronto (Spectres), Alert, Guard et Advance à Ottawa (Charge), Sound, Rush et Odyssey à New York (Sirens), Superior, Marmots et Monarchs au Minnesota (Frost), ainsi que Wicked, Emeralds et Blitz à Boston (Fleet).

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