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La victoire de la Victoire!

Image tirée de X, VICTOIRE DE MONTRÉAL
Photo portrait de Sophie Durocher

Sophie Durocher

2024-09-10T23:00:00Z

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Quand j’ai su que le club de Montréal de la Ligue professionnelle de hockey féminin s’appelait «Victoire», j’ai crié «Victoire»! 

J’adore ça! Pour une fois qu’on se tient debout, qu’on impose un nom unilingue français dans une mer de noms anglais, ne comptez pas sur moi pour me plaindre!

Si des échassiers de Baie-Saint-Paul ont réussi à imposer les mots «Cirque du soleil» à travers la planète, je suis sûr qu’à Milwaukee et San Diego, ils vont être capables de prononcer «veektouare» sans faire une crise d’apoplexie!

Le nom Victoire, c’est la victoire du français!

Incroyablement important

Je passe mon temps à me plaindre qu’il n’y a pas assez de français au Québec. Que l’anglais prend trop de place. Que des petits et grands commerces manquant d’originalité se donnent des noms à consonance anglaise pour être à la mode. Les «barbershops», les «Grizzly fuzz» et autres «MusicFest», plus capable!

«C’était incroyablement important pour nous que le nom résonne en français et, très franchement, qu’il soit français avant tout. C’était un des critères», a déclaré aux médias la vice-présidente, marque et marketing de la LPHF, Kanan Bhatt-Shah.

«C’était une décision intentionnelle. Nous voulions représenter Montréal et le Québec du mieux que nous pouvions. Cela passe par la langue française, et c’est leur nom», a déclaré Amy Scheer, vice-présidente senior, affaires et opérations à la LPHF.

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Mon Dieu! J’espère qu’il y a des gens à Westmount, à la Montreal Gazette et à McGill qui prennent des notes!

Et quand j’ai appris que c’est une agence new-yorkaise au très joli nom de Flower Shop qui avait eu le mandat de trouver le nouveau nom, j’ai juste eu envie de leur envoyer des fleurs!

Tant pis si des petits esprits chagrins trouvent que ça va faire drôle de dire «la défaite de la Victoire» ou «les échecs de la Victoire».

Ça permet déjà de donner du boulot aux humoristes en leur offrant des blagues sur un plateau d’argent. Mon petit doigt me dit même qu’un numéro complet y sera consacré au Bye Bye 2024.

Parlant d’humoristes, voici ce que Martin Petit a écrit sur X (anciennement Twitter) quand il a appris la nouvelle: «C'est à des actuaires que revient la tâche d'évaluer la quantité de jokes que cela provoquera au quotidien. Je m'appelle Petit et depuis la maternelle, je suis le plus grand de ma classe, et les jokes n'ont jamais cessé, jamais, ja-mais ! Alors je me joins à la Boucherie V.G. et Plomberie Boucher pour leur souhaiter beaucoup de succès!»

Succès à victoire

Vous connaissez les aptonymes, que mon collègue Antoine Robitaille adore? Selon l'Office québécois de la langue française, c’est le «nom de famille d'une personne qui est étroitement lié à son métier ou à ses occupations». Un prof de natation qui s’appelle Plouffe, par exemple.

Eh bien, une équipe qui serait perdante, mais qui s’appellerait victoire, ce serait un... contraptonyme. Comme un propriétaire de salon funéraire qui s’appelle monsieur Joyeux ou un comptable qui s’appellerait Avard.

Oh attendez, j’ai un autre exemple d’aptonyme: une mairesse qui s’appelle Plante qui se plante en envoyant la police des plantes mesurer la hauteur des plantes...

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