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«La vérité finit toujours par sortir»: Jean Pascal se livre après son procès

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONT

Agence QMI

2025-02-24T22:47:23Z

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Le boxeur Jean Pascal, acquitté par la cour municipale de Montréal après avoir été accusé d’avoir refusé de souffler dans un alcootest à la sortie des bars en 2022, est revenu sur son procès qui s’est terminé lundi. 

«Je suis très content d’avoir gagné», s’est-il d’emblée félicité en entrevue sur QUB radio avec Richard Martineau, lundi.

• À lire aussi: Refus de passer un alcootest: Jean Pascal acquitté

«Dans la vie, il y a seulement trois choses que l’on ne peut pas cacher pendant longtemps: le soleil, la lune et la vérité. La vérité finit toujours par sortir lorsqu’elle est vraie», a poursuivi l’homme de 42 ans.

Pascal avait été arrêté par des agents du Service de police de la Ville de Montréal après avoir tourné à droite sur un feu rouge.

«Je ne m’en étais pas rendu compte, compte tenu que je suis habitué de tourner à droite au feu rouge, car j’habite dans la banlieue nord de Montréal, a expliqué Jean Pascal.

«Par la suite, son autre collègue m’a posé plusieurs questions et m’a dit que je sentais l’alcool alors que c’était impossible. J’étais à l’extérieur de mon véhicule et il faisait froid, alors pour avoir une odeur d’alcool, il faut en avoir bu beaucoup.»

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Des preuves vidéo qui en disent long

Ce qui a aidé celui qui a été champion du monde des poids mi-lourds, c’est que ses amis, présents dans sa voiture lors de l’arrestation, ont filmé la scène. Cette pièce à conviction a donc été déterminante pour contredire la version des policiers, qui affirmaient que Pascal avait refusé de souffler dans l’alcootest.

«Les policiers avaient des images sans son, a-t-il déclaré. Ils pouvaient donc interpréter n’importe quoi, selon ce que l’on voyait dans la vidéo. Mes amis avaient filmé avec leur téléphone, et avec mes vidéos, nous avons le son.

«Avec le son, on voyait que les policiers mentaient. [...] Même le juge était exaspéré.»

L’une des vidéos captées par une passagère dans le véhicule du pugiliste a prouvé qu’un timbre sonore avait été émis par l’alcootest.

«J’ai soufflé à six reprises, et le résultat n’était pas concluant. Sûrement que les policiers cherchaient un autre résultat.»

Une victoire pour les minorités visibles 

Pour Jean Pascal, son acquittement est également une victoire pour les minorités visibles.

«Le juge croyait les policiers jusqu’à ce qu’on montre les preuves audiovisuelles.

«Ce que je veux dire par là, c’est que le petit jeune de Saint-Michel de 21 ans, qui n’a pas d’argent pour se défendre et qu’il doit aller en cour, c’est sûr qu’il est reconnu coupable. Parce que même [en tant que] Jean-Pascal, sans preuve à l’appui, j’aurais été reconnu coupable», a-t-il conclu.

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