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La vaccination anti-COVID pour tous, désormais une réalité en Autriche

AFP

Agence de France-Presse

2022-02-05T13:33:01Z

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C’est officiel, les Autrichiens de plus de 18 ans doivent dorénavant se faire vacciner contre le COVID-19 sous peine d’encourir une forte amende, une mesure sans précédent dans l’Union européenne.

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La loi, adoptée le 20 janvier par le Parlement, est entrée en vigueur samedi, l’aboutissement d’un processus entamé en novembre face à la propagation fulgurante de la pandémie.

Le gouvernement a décidé d’opter pour la manière forte malgré les critiques, se démarquant de ses partenaires européens.

«Aucun autre pays d’Europe ne nous suit sur le vaccin obligatoire», dénonce Manuel Krautgartner, qui s’est engagé en politique contre les règles sanitaires à Linz (nord).

Dans l’Allemagne voisine, un projet similaire, défendu par le nouveau chancelier social-démocrate Olaf Scholz, a commencé à être débattu le 26 janvier au Bundestag. Mais il a pris du retard sur fond de divisions de la classe politique.

Malgré cette mesure drastique, le taux de vaccination n’a guère décollé en Autriche, se situant toujours en deçà des niveaux observés en France ou en Espagne - autour de 70 % de la population.

Dans un centre de vaccination de Vienne, qui a pris ses quartiers depuis fin novembre dans les locaux d’une piscine Art déco pour allier l’utile à l’agréable, plusieurs dizaines de personnes patientent.

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L’association humanitaire Arbeiter Samariter Bund, chargée de superviser les opérations, a constaté un frémissement ces derniers jours. «Nous avons enregistré une petite hausse d’environ 9 %, comparé à la semaine dernière», dit à l’AFP le responsable Michael Hausmann.

Parmi les 7 000 injections administrées en moyenne quotidiennement à Vienne, 10 % seulement sont des «primo-vaccinés», précise-t-il.

Erika Viskancove, une comptable de 33 ans, est venue recevoir sa troisième dose : «Je crois sincèrement que la loi est le meilleur moyen» de terrasser la pandémie, confie-t-elle.

Melanie, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, n’a quant à elle pas choisi l’injection par conviction : «Je ne voulais pas rester enfermée chez moi», explique cette serveuse de 23 ans rencontrée par l’AFP.

Des sanctions en perspective

Tous les résidents majeurs sont concernés par le texte de loi, à l’exception des femmes enceintes, de ceux qui ont contracté le virus il y a moins de 180 jours et enfin de ceux qui peuvent se faire exempter pour raisons médicales.

Les contrôles, toutefois, ne débuteront que mi-mars, des sanctions pourront alors être appliquées, pour un montant variant de 600 à 3600 euros, mais elles seront levées si le contrevenant obtempère dans les deux semaines.

Une méthode «douce» qui risque de ne pas être «très efficace», réagit Gerhard Kammer, un technicien de 65 ans.

Lui-même favorable à la loi qui «nous protège tous en tant que communauté», il pense qu’un «certain nombre, voire une grande partie» des anti-vax «paieront et ne se feront pas vacciner».

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