La trêve de Trump fera chuter le prix de l’essence de 13¢ et le diesel de 28¢
L’effet à la baisse sur le prix à la pompe sera d’une seule journée

Louis Deschênes
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L’impact de la trêve de Donald Trump se fera sentir à la pompe alors que le prix du litre d’essence et du diesel devrait chuter considérablement d’ici vendredi soir, mais le répit sera de courte durée.
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« Après avoir baissé de 2 ¢ jeudi, les prix de l’essence devraient baisser de 13 ¢ vendredi », affirme l’analyste Dan McTeague.
Les consommateurs ont intérêt à faire le plein vendredi, car le président de l’organisme Canadiens pour une énergie abordable prévoit une hausse modérée des prix dès samedi.
M. McTeague suggère également aux camionneurs d’attendre à vendredi avant de se ravitailler puisque le prix du diesel chutera de 28 ¢ dans les 24 prochaines heures.
« C’est jamais vu, ça. Habituellement, ça peut baisser de 5 ou 10 ¢, mais jamais de 28 ¢ d’un coup. »
Il fait remarquer que pour un réservoir qui peut contenir 1000 litres, l’économie peut atteindre 280 $ pour un seul plein de carburant.

Stable jeudi
Avant la baisse anticipée, les automobilistes paient encore le gros prix jeudi partout au Québec, à l’exception de quelques endroits.
Selon la Régie de l’énergie, le prix moyen du litre d’essence ordinaire à Montréal était de 1,995 $ jeudi matin.
Toutefois, plusieurs stations du centre-ville de Montréal affichaient jusqu’à 2,019 $.
Dans la Capitale-Nationale, l’essence se détaillait à 1,957 $ en moyenne.
Dans la province, il est encore possible de trouver quelques stations qui offrent l’essence moins chère.
Le Costco à Saint-Bruno-de-Montarville (1,819 $), un Shell à Contrecœur (1,839 $), le Esson de Saint-Lambert-de-Lauzon (1,799 $) et des postes Eko (1,759 $) et Crevier (1,759 $) figurent parmi les meilleures aubaines dans les circonstances.
Retour à la hausse
Après une baisse impressionnante mercredi pour terminer la séance à 94,41 $ US, le baril de West Texas Intermediate (WTI) a bondi de 6,41 % jeudi pour franchir la barre des 100 $ US.
Les doutes sur la solidité du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis et d’un détroit d’Ormuz qui reste largement paralysé expliquent pourquoi les cours du pétrole sont repartis très rapidement à la hausse.
Selon l’expert Yvan Cliche, le marché est très réactif aux déclarations de Donald Trump, mais l’instabilité causée par le conflit remet les choses en perspective.
« Le pétrole ne circule toujours pas dans le golfe Persique », confirme le chercheur associé au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM).
« Il y a même eu moins de navires qui ont circulé mercredi, à la suite de la trêve. Il y a environ cinq navires qui ont circulé et auparavant, on était à plus d’une centaine par jour, tous les jours. On est loin du compte », précise-t-il.
– Avec l’AFP
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