La tête à Montréal, un œil sur Équipe Canada

Félix Séguin, TVA Sports
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La Confrontation des 4 nations aura lieu au mois de février et je fais partie de ceux qui s’amusent à prédire la formation finale de l’équipe canadienne. Chez le Canadien de Montréal, deux noms reviennent dans les discussions, soit ceux de Nick Suzuki et Samuel Montembeault.
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Avant le début de la saison régulière, je me suis assis avec Montembeault et Suzuki et je leur ai parlé de la possibilité de les voir se tailler une place avec Équipe Canada.
«Ce serait un rêve devenu réalité», m’avait dit Suzuki.
«Je serais honoré de représenter mon pays», m’avait indiqué Montembeault.
Ce dernier s’est donné des arguments pour convaincre les dirigeants de l’équipe canadienne avec ses performances lors des deux premiers matchs de la saison du Canadien. «J’ai ça derrière la tête, mais j’essaie de ne pas trop y penser», m’a-t-il soutenu lors de notre conversation au mois de septembre.
La situation des gardiens de but pour Équipe Canada demeure nébuleuse. Il n’y a aucun favori dans la course. En plus de celui de Montembeault, les noms de Jordan Binnington (St. Louis), Adin Hill (Vegas), Tristan Jarry (Pittsburgh) et Stuart Skinner (Edmonton) sont avancés. Rien n’est donc impossible pour Montembeault.
En revanche, Montembeault est catégorique. Sa priorité pour le moment est d’arrêter les rondelles pour le Canadien de Montréal. «Mon objectif est de me concentrer sur le début de ma saison avec Montréal. Si je joue bien, ça pourrait me permettre de me tailler une place. Cependant, je me concentre pour l’instant sur mon jeu avec le Canadien.»
Pour sa part, Suzuki s’est donné des munitions l’an dernier. Sa récolte de 77 points l’a placé au 11e rang chez les attaquants canadiens qui ont joué dans la LNH l’an passé. «Je devrais faire partie des discussions. Depuis le début de ma carrière, j’ai démontré que je peux me mesurer aux meilleurs joueurs. Je veux tout donner pour jouer à un niveau élevé.»
Suzuki est avantagé par sa polyvalence. Il peut jouer au centre, comme ailier, en avantage et en désavantage numérique. «Je peux apporter beaucoup. Je peux bien jouer défensivement. En avantage numérique, je suis conscient qu’il y aura beaucoup de bons joueurs. Si on me confie des responsabilités défensives, je suis à l’aise dans ce rôle.»
Les dirigeants de l’équipe canadienne dévoileront la composition finale de l’équipe entre le 29 novembre et le 2 décembre prochains. D’ici là, Montembeault et Suzuki doivent maintenir une cadence élevée dans leur jeu pour impressionner.
À eux de faire parler leur jeu.