La testostérone au plafond!


Marc de Foy
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D’accord, il n’y a que cinq matchs qui ont été joués. Oui, il en reste 77 à venir. OK, il ne faut pas s’énerver le poil des jambes. Message compris ! Mais avouons que cette formation du Canadien a quelque chose de surprenant.
C’est sans doute parce qu’elle est en mode reconstruction, et qu’en pareilles circonstances, on ne s’attend pas à grand-chose de positif.
C’est drôle quand même.
Lorsque cette organisation était au sommet de sa gloire, chaque défaite était perçue comme la fin du monde. Maintenant qu’elle n’est pas censée gagner trop souvent, chaque victoire est accueillie comme un grand triomphe.
Mais c’est très bien ainsi.
Ça montre que les amateurs étaient plus disposés à encourager une équipe en phase de transition que la haute direction ne le pensait.
Le virage jeunesse doit nous réjouir.
En tout cas, moi, ça me plaît. Ma position était connue depuis plusieurs années à cet égard.
Une équipe qui passe son temps à faire du rapiéçage ne gagnera jamais. La rédemption passe par des moments difficiles et il y en aura.
Mais, pour le moment, on ne s’ennuie pas.
Le Canadien donne un bon spectacle aux gens qui vont au Centre Bell. La troupe de Martin St-Louis s’est payé la tête des Maple Leafs de Toronto et des Penguins de Pittsburgh et de leurs joueurs vedettes.
Jeudi soir, elle en a fait voir de toutes les couleurs aux Coyotes de l’Arizona dirigés par notre compatriote André Tourigny.
Caufield fait danser la foule
Les jeunes ont fait bondir les spectateurs lors de cette rencontre.
Cole Caufield est le joueur le plus spectaculaire du Tricolore depuis P.K. Subban et l’attaquant le plus explosif depuis... Depuis Alex Kovalev, Stéphane Richer ou même Guy Lafleur.
Faites votre choix et faites-moi savoir si vous en voyez d’autres.
On sent un buzz dans les gradins quand le petit gars aux airs d’adolescent est en zone offensive. Quand il tire au filet, les spectateurs sont sur le bout de leur siège.
Son joueur de centre, Nick Suzuki, a un style de jeu tout en douceur. C’est un fin passeur et lui aussi est capable d’enfiler la rondelle dans les espaces les plus restreints.
Le but qu’il a marqué sur un tir de pénalité, jeudi, va être vu aux jeux de la semaine, aux jeux du mois, aux jeux de l’année et dans un tas d’autres montages télévisuels.
Un cheval, ce Xhekaj
Passons à Arber Xhekaj.
Le jeune a du front tout le tour de la tête !
C’est toute une raclée qu’il a donnée à Zack Kassian. Il l’a secoué comme une guenille alors qu’il le martelait de coups.
Certains n’ont pas aimé le voir se promener un index en l’air après son combat. Mais plusieurs bagarreurs d’autrefois, dont l’ami Lyle Odelein, l’ont fait toute leur carrière.
Ce n’est pas un péché pour un athlète d’afficher ses émotions. Il faudrait cesser de voir des risques d’affronts partout.
Si les Coyotes ont retenu les numéros de Xhekaj et de Juraj Slafkovsky, qui a montré à Josh Brown qu’il était bien content d’avoir marqué après avoir été frappé durement par lui, ceux-ci sauront bien se défendre. Ils ont le physique pour le faire.
À leur âge, ils ont la testostérone au plafond !
De l’émotion, c’est ce qu’on veut voir chez un joueur de hockey et les petits nouveaux du CH en ont à revendre.
Un moment déterminant ?
Slafkovsky avait peut-être besoin de cette mise en échec de Brown pour sortir de sa coquille. On pouvait voir qu’il avait été touché dans son orgueil. Il s’est relevé et a réagi tel un fauve.
On a vu de la hargne puis de la joie dans ses yeux après son premier but dans la Ligue nationale.
Et que dire de Kaiden Guhle ?
Il joue avec une belle assurance pour un défenseur de 20 ans.
Vous devez vous dire qu’il ne doit plus rester de fleurs dans mon panier. Quand c’est mérité, il faut en donner.
Comme plusieurs, j’ai lancé beaucoup plus de pots ces dernières années.
Ce club est rafraîchissant et joue à l’image de son entraîneur. Le coach m’a dit avant le camp d’entraînement qu’il serait important que l’équipe connaisse un bon départ.
Martin St-Louis s’était dit sûr qu’il y aurait amélioration. Il ne savait pas si ce serait un petit ou un grand pas en avant.
Pour le moment, on ne peut pas se plaindre de ce qu’on voit.
Un gros week-end de sports
C’est une grosse fin de semaine de sports à Montréal. Cet après-midi, les Alouettes reçoivent les Argonauts de Toronto pour leur dernier match local en saison régulière. Ce soir, les Stars de Dallas sont les visiteurs au Centre Bell.
Et demain après-midi, au Stade Saputo, demi-finale de l’Est dans la MLS entre le New York City FC et le CF Montréal.
Une victoire des Alouettes leur permettrait de maintenir l’espoir de terminer au premier rang de la division Est de la LCF.
Pour y arriver, il faudrait que la troupe de Danny Maciocia batte à nouveau les « Argos » en fin de semaine prochaine, à Toronto.
Lors du premier affrontement entre les deux clubs en juin, David Côté avait la victoire au bout du pied dans les derniers instants. Mais il avait raté une tentative de placement de 21 verges avec 18 secondes à faire au quatrième quart.
Le propriétaire Gary Stern, qui a été dépouillé de ses pouvoirs administratifs depuis, avait failli s’évanouir dans une loge du stade BMO.
Meilleure chance à Maciocia et à sa bande.
Billets de revente
Le CF Montréal, qui connaît sa meilleure saison en MLS, est sur une lancée de six matchs sans défaite (5-0-1).
Pour assister à la partie de demain, il vous faudra passer par des sites de revente.
Hier, sur le site Billets.ca, les prix variaient entre 144 $ et 340 $.
C’était moins cher sur GameTime avec une échelle de prix allant de 53 $ à 173 $. Sur SeatGeek, ça allait de 79 $ à 238 $.
Le CF étant en feu, l’ambiance sera au max !