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La terre battue, c’est comme des mathématiques pour Gabriel Diallo

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Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2025-05-15T16:50:37Z

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Gabriel Diallo a signé la meilleure performance de sa jeune carrière il y a deux semaines quand il a atteint les quarts de finale au Masters 1000 de Madrid, lui qui est de plus en plus à l’aise sur la terre battue. De bon augure à l’approche de Roland-Garros.

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En gagnant sept de ses 13 matchs sur l’ocre cette saison, le Québécois de 23 ans s’acclimate bien à cette surface, qui n’est généralement pas la favorite des Canadiens ayant plutôt grandi sur le dur intérieur.

Mais ça n’empêche pas Diallo d’apprécier la terre battue, sur laquelle il peut «complexifier son jeu» et être moins dépendant de son service.

«Parce que tout est au ralenti. Il faut que tu sois plus créatif dans ta manière d’aborder les points. Il y a plus de place pour la tactique que sur gazon ou sur des surfaces très rapides où il y a un peu moins de temps pour réfléchir et où il faut jouer par instinct», a décrit un Diallo affichant une tête rasée en visioconférence cette semaine.

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«Il faut être plus malin, jouer avec les forces et les faiblesses de ton adversaire. C’est un peu comme une équation mathématique que tu essaies de résoudre pour gagner un match», a poursuivi l’ancien étudiant en finances à l’Université du Kentucky.

À Madrid, Gabriel Diallo a éliminé le Bulgare Grigor Dimitrov, 16e au monde à ce moment.
À Madrid, Gabriel Diallo a éliminé le Bulgare Grigor Dimitrov, 16e au monde à ce moment. Photo AFP

Près du top 50

L’an dernier, Diallo a principalement évolué au sein du circuit Challenger, l’antichambre de l’ATP. Et c’est à Paris qu’il s’est qualifié pour la première fois en Grand Chelem, s’inclinant ensuite au premier tour.

«Je trempais mes pieds tranquillement dans la piscine, a-t-il illustré. Là, j’ai une approche quand même assez différente. J’ai un classement différent, un bagage d’expérience différent.»

En effet, le Montréalais traînait à l’époque autour du 400e rang mondial. Aujourd’hui, il est 54e, tout près de son objectif: percer le top 50.

C’est donc dire qu’il n’a plus à passer par les qualifications des tournois majeurs, comme ce fut le cas en Australie en janvier, et comme ce le sera aussi à Paris, dans une dizaine de jours.

Un poids de moins sur les épaules et une dose de confiance pour celui qui peut maintenant compter «pratiquement à temps plein» sur la présence d’un physiothérapeute à ses côtés lui. Ce qui a certainement aidé, puisqu’il a souffert d’une petite blessure à la jambe gauche en Espagne.

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Gabriel Diallo et son entraîneur, Martin Laurendeau, à New York, en 2024.
Gabriel Diallo et son entraîneur, Martin Laurendeau, à New York, en 2024. Photo GETTY IMAGES / AFP

Une arme de plus

Pour expliquer ses récents succès, le géant de 6 pi et 8 po a aussi a ajouté le service-volée à son arsenal sur l’ocre.

«Je me déplace vraiment mieux que l’année dernière sur la surface [...]. Et en étant très grand, c’est dur de ne pas perdre son équilibre. Je varie beaucoup plus mes services, je sers à un meilleur pourcentage, je commets beaucoup moins de fautes directes», a-t-il expliqué.

Cette progression, Diallo la doit en partie à son entraîneur, Martin Laurendeau, dont l’expérience comme joueur et coach n’a pas de prix.

«Ça fait je ne sais pas combien d’années-lumière qu’il est sur le circuit! Je trouve qu’il a une sérénité, il a une approche très stoïque. En venant d’un milieu universitaire qui était très demandant, exigeant et strict, ça m’a énormément aidé. Il a été extrêmement patient avec moi parce qu’on sait que je serai à mon meilleur à 26-27 ans», a raconté Diallo, qui espère surfer sur sa lancée jusqu’à Paris.

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