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La solution pour relancer le duo Suzuki-Caufield

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2023-10-26T22:36:15Z

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Certains diront « juste à Montréal »... je m’en fous ! Même que je suis heureux de l’unicité de la marmite de Montréal quand il est question du Canadien. 

Le Canadien a disputé six matchs jusqu’ici, joue son septième ce soir face aux Blue Jackets de Columbus et Pascal Vincent.

Le dossier du club est très respectable avec trois victoires, une défaite en prolongation et deux à la régulière. Le CH a sept points de classement après six matchs.

Et dans la manière, même si rien n’est jamais parfait, le Canadien donne le show. Le public sort rarement du Centre Bell avec une face de plâtre et les joueurs de talent leur en redonne pour leur argent. 

Toutefois le rendement de Nick Suzuki et Cole Caufield inquiète.

D’emblée je trouve que c’est un peu malhonnête de lier Caufield à Suzuki. Les deux jeunes joueurs sont des inséparables sur et hors glace, ils ont développé une superbe amitié. 

Mais de mettre systématiquement le nom de Caufield à côté de celui de Suzuki lorsque l’on critique le rendement du capitaine, ce n’est pas fair

Caufield a six points dont trois buts en 6 matchs. Sa production est soutenue même si pendant de longs moments lors d’un match on peut ne pas le voir ou même le remarquer sur la glace. 

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Suzuki mérite de se retrouver seul lorsqu’il est question de son rendement qui laisse davantage perplexe.

Que Caufield soit invisible pendant tout un match et que subitement il sorte de nulle part pour scorer le but gagnant en prolongation comme ça été le cas face aux caps de Washington c’est normal... 

À sa décharge, Suzuki a un lot de responsabilités autrement plus imposant. Le capitaine est le premier centre de l’équipe et sa fonction implique d’avoir bcp de touches de rondelles, de temps de possession de celle-ci.

Il est le metteur en scène ou l’architecte attendu sur son trio et aussi sur la première vague du jeu de puissance. 

C’est dans ce registre que Suzuki est en deçà des attentes après six matchs. 

Il est beaucoup trop invisible sur la glace pour sa position névralgique et le lot de responsabilités qui vient avec. 

Invariablement ça affecte sa production qui se limite à trois passes en 6 matchs, dont deux dans la même rencontre face aux Caps et Ovechkin. 

Autrement dit dans les 5 autres duels, Suzuki, malgré un temps de jeu au-dessus des 20 minutes en moyenne et une utilisation permanente en avantage numérique n’a récolté qu’une seule petite passe.

Je suis un admirateur de Nick Suzuki et je demeure convaincu que lorsque l’enjeu sera grand il sera plus grand que les grands au cœur de l’enjeu. 

Je sais que si le Canadien veut gagner une 25e coupe Stanley un jour, ses chances seront meilleures avec un Nick Suzuki inclus dans un comité de joueurs de centres de talent. 

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Je conviens aussi que chercher à aider Suzuki en interchangeant son ailier droit a quelque chose de pas normal. 

Suzuki a, comme joueur de centre, la mission de rendre ses ailiers meilleurs... on ne devrait donc pas chercher un ailier qui rendra Suzuki meilleur, c’est comme si on essayait de faire fonctionner la machine à l’envers. 

Mais puisqu’il le faut, et puisque Josh Anderson n’était pas, n’est pas et ne sera jamais la solution.

Puisque Rafaël Harvey-Pinard ne peut pas être un employé permanent du premier trio mais bien un pompier occasionnel quand le feu est pris. 

Puisque Kirby Dach ne jouera plus cette saison et que Christian Dvorak ne jouera pas avant une grosse semaine encore. 

Puisque compte tenu de ce qui précède Sean Monahan est investi d’une mission au centre du deuxième trio de l’équipe... 

Puisque, puisque, puisque et alors... qui est le meilleur candidat afin de tenter de relancer la production soutenue de Nick Suzuki ? 

Étonnamment je donnerais une audition sérieuse à Tanner Pearson. 

Personne ne s’est garoché pour acheter des billets lors de l’acquisition de Pearson... certains se demandaient même s’il allait jouer tous les soirs et assurément sur le quatrième trio. 

Pourtant Antoine Roussel voyait un excellent potentiel de relance pour Pearson avec le Canadien. 

Antoine Roussel avait vu juste et pour cause, il a joué plus de deux ans avec Pearson à Vancouver et il le connaît très bien. 

Donc... parce que Pearson a le physique recherché pour créer de l’espace à Suzuki et Caufield, deux petits formats. 

Parce qu’il est expérimenté, que son coup de patin marie très bien celui des deux meilleurs attaquants de la flanelle. 

Surtout aussi parce-que sa compréhension de la game est à hauteur des besoins d’un centre comme Suzuki. 

Je pense sincèrement que l’improbable Tanner Pearson doit obtenir sa chance avec Suzuki et Caufield. 

Est-ce que Pearson peut soutenir 18-19 minutes de temps de jeu tous les soirs ? Il y a juste une façon de le savoir c’est de l’essayer. Chose certaine, avec ses 5 points dont 3 buts en six matchs, il ne peut certainement pas nuire aux deux attaquants vedettes du Canadien ! 

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