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La soirée «chill» de Simon Kean

Une victoire pourrait changer sa vie

Simon Kean sait qu'il joue gros sur ce combat.
Simon Kean sait qu'il joue gros sur ce combat. Courtoisie TopRank
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-10-26T19:35:32Z

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Simon Kean (23-1-0, 22 K.-O.) est arrivé en Arabie saoudite la fin de semaine dernière pour son combat qui aura lieu samedi. Entre-temps, il a vécu une expérience hors du commun. 

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En début de semaine, en compagnie des autres boxeurs dont le nom est à l’affiche de la carte, il a partagé un repas avec Turki Al-Sheikh qui est conseiller à la cour royale en plus d’être le président de l’Autorité générale du divertissement d’Arabie saoudite. C’est donc un gros bonnet à Riyad.

«Je m’attendais à quelque chose de protocolaire et sérieux, mais il est arrivé les cheveux frisés et mal peignés, il portait des lunettes de soleil et il était en gougounes. Il avait l’air vraiment chill», de dire le Trifluvien lors d’un entretien téléphonique avec Le Journal plus tôt cette semaine.

«Ça clashe avec l’image qu’on se fait, je pensais qu’il fallait quasiment qu’on se prosterne devant lui, mais pas du tout. Ça aide à casser le stress de la semaine.»

Challenge

Parlons-en du stress puisqu’à mesure que la semaine avance, le boxeur de 34 ans va la ressentir. Il sait que les preneurs aux livres ne sont pas en sa faveur face au Néo-Zélandais Joseph Parker (32-3-0, 22 K.-O.), un ancien champion du monde du WBO.

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«Je suis le négligé, c’est un gros challenge, mais je suis capable d’aller le chercher. Ça va me prendre une grande performance. Je ne peux pas me permettre d’avoir une performance moyenne.

«La façon dont j’entrevois ça c’est que j’ai travaillé toute ma vie pour une chance comme ça.»

Il estime que son adversaire est loin d’être inatteignable.

«Il est battable [lors de son avant-dernier combat] il a été à la limite avec [Jack] Massey que je trouve très ordinaire. »

Marquer l’histoire

Simon Kean est un homme très terre-à-terre. Il sait très bien qu’il doit frapper un grand coup pour marquer l’histoire et qu’une performance honorable dans une défaite ne sera pas suffisante pour aller au bout de ses ambitions.

«Même si tu fais une bonne performance et que tu perds pareil, personne ne s’en souvient.»

Et à son âge, il commence à penser à la suite des choses. Il sait qu’il ne lui reste sans doute pas une tonne de combats pour assurer son avenir.

«Je n’ai pas faim, je suis affamé. J’ai besoin de cette victoire. Ma vie va être plus facile après ça. Moi aussi je veux faire de l’argent, je veux penser à une belle retraite.

«Oui le combat est payant, mais une victoire m’ouvrirait des portes et là ça va être payant.»

Travail différent

Le Grizzly estime qu’il a tout fait en son possible afin de connaître la performance de sa carrière samedi à Riyad.

«C’est cliché de dire que j’ai un bon camp d’entraînement, mais c’en a été un christie de bon. On a déjà parlé du Simon 2.0, mais là ça va être Simon 3.0.»

Et qu’a-t-il fait de différent afin d’être dans les meilleures dispositions possibles? Il a entraîné son cerveau.

«J’ai tout fait encore plus que les fois d’avant. J’ai fait de la neuroplasticité et j’ai vu une grosse différence.

«Ça travaille la vitesse des yeux, la vision périphérique et la prise de décision. J’y suis allé trois fois avant de partir en Arabie saoudite.»

Faire le vide

Comme bon nombre de combattants, que ce soit à la boxe ou dans les arts martiaux mixtes, Simon Kean ressent de l’anxiété à l’approche du combat.

Alors quand on lui demande ce qu’il aura en tête une heure avant de monter dans le ring, il explique qu’il va se concentrer seulement sur ce qu’il peut contrôler pour chasser les pensées parasitaires.

«Je vais penser à ma technique de boxe parce que je suis trop anxieux et je penserais à l’enjeu qui est trop grand. On ne peut pas arrêter le cerveau de penser, alors je décide de ce que je mets dans mes pensées.

«Je combats l’obscurité par le soleil.»

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