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La série entre le Canadien et le Lightning fut la plus excitante du premier tour: voici sept raisons pour lesquelles le Canadien a gagné

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-05-04T14:00:00Z

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TAMPA | Du jeu excitant, des joueurs engagés défensivement, deux gardiens qui font des petits miracles match après match. Les sept matchs qui se décident par un but. Quatre ont requis la prolongation. Pas surprenant qu’il ait fallu se rendre à la limite pour déterminer un gagnant.

D’ailleurs, ce fut la meilleure série du premier tour. Cette confrontation devait se terminer et c’est bien dommage. J’ai tellement été diverti que j’en aurais pris encore. Un cinq de neuf ou un six de 11. Sept matchs, sept points marquants de la série.

Un but qui tombe à point

Photo Getty Images via AFP
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Pas facile de se trouver constamment dans les pattes d’Anthony Cirelli, de Brandon Hagel ou de Yanni Gourde. Le premier trio du Canadien l’a appris à ses dépens tout au long de cette confrontation.

Au cours de six premières rencontres, Nick Suzuki (une passe), Cole Caufield (aucun point) et Juraj Slafkovsky (aucun point) ont participé à un seul but de l’équipe à forces égales.

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Martin St-Louis a même dû jongler avec ses effectifs pour tenter de régler le problème. Mais même avec Josh Anderson à la place de Slafkovsky, les deux principaux canons du Tricolore ont dû attendre le tout dernier match pour se faire justice. Disons que le but du capitaine, qui a ouvert la marque de ce match ultime, tombait à point.

La contribution des autres

Getty Images via AFP
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En l’absence de production de la première unité, les autres trios n’ont pas eu le choix de se lever. N’eut été du but chanceux, mais opportun d’Alex Newhook, le Canadien serait en vacances.

Par ailleurs, même si défensivement, ce n’était pas toujours à point, c’est celui de Kirby Dach qui a pris les choses en main.

Complétée par Zachary Bolduc et Alexandre Texier, cette unité a touché la cible à cinq occasions. Cinq buts importants. Quatre fois ces buts ont donné les devants au Tricolore (deux ont ouvert la marque, un autre fut le but de la victoire) et l’autre a créé l’égalité.

D’ailleurs, c’est le seul trio que Martin St-Louis n’a pas modifié entre le troisième match de la série et la troisième période du septième.

Le retour de Gallagher

Getty Images via AFP
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Inséré dans la formation à la place d’OIiver Kapanen à compter du cinquième match, Brendan Gallagher a insufflé une dose d’énergie à ses coéquipiers. Il s’est rapidement mis en évidence en ouvrant le pointage dès sa première présence.

Ce but typique de l’attaquant qu’il est a donné le ton aux performances qu’il a livré jusqu’au son de la dernière sirène. Malgré un temps de jeu limité, il s’est rué près du gardien adverse, a bataillé dans les coins de patinoire, s’est impliqué dans les échauffourées.

Il fut une véritable inspiration pour ses jeunes coéquipiers. Difficile de se traîner les pieds à côté d’un gars qui se donne autant.

Le train Anderson

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

« Frappez leurs défenseurs sans arrêt pour qu’ils n’aient plus d’énergie une fois rendu au septième match », a déjà hurlé Paul Maurice à ses Panthers. C’est exactement la recette qu’a appliquée Josh Anderson.

En échec-avant, le gros attaquant a martyrisé les arrières du Lightning de 33 coups d’épaule. Constamment placés sur le qui-vive, les défenseurs floridiens ont souvent dû précipiter leurs prises de décision et leur geste.

Ce qui a fini par les user et ce qui a mené à quelques erreurs de leur part. D’ailleurs, c’est une course qu’il a gagnée aux dépens de Nikita Kucherov qui a mené au but de Suzuki.

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Dobes a eu le dernier mot

Getty Images via AFP
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Brouillon pendant les premiers mois de la saison, le gardien recrue sortira assurément grandi de cette série dans laquelle il n’a rien eu à envier à Vasilevskiy. On se demandait bien comment il allait se comporter dans ce genre de matchs à pression élevée.

Le Tchèque a multiplié les arrêts-clés. Il a eu son mot à dire dans chacune des victoires du Canadien. Surtout dans la dernière. Il a repoussé 27 tirs dans un match où les hommes en blanc ont passé 26 mins 57 s sans obtenir un seul tir sur Andrei Vasilevskiy

D’ailleurs, si ses coéquipiers l’avaient appuyé un peu plus à 200 pieds de son filet, le Tricolore aurait remporté cette série en six matchs.

St-Louis un maître des échecs

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Au cours de cette série, Martin St-Louis a pris plusieurs décisions qui ont eu une incidence positive sur le résultat final.

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On peut penser à celle, très impopulaire, de garder Kirby Dach dans la formation, bien qu’il ait été à l’origine de la défaite du deuxième match, celui d’insérer Brendan Gallagher dans la formation, à la suite du décevant revers de la quatrième rencontre, et sa façon de jongler avec ses trios en cours de match.

Il en est même venu à séparer Cole Caufield et Nick Suzuki lors de la dernière période de la série. Ça prenait de l’audace.

Il ne faudrait pas oublier, non plus, cet important temps d’arrêt appelé vers la fin du cinquième match, alors que ses troupiers, Phillip Danault en tête, tentaient tant bien que mal de préserver la mince avance depuis déjà deux bonnes minutes.

Kucherov le plaignard

Getty Images via AFP
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Il a chialé après ses coéquipiers, il a tenté d’influencer le travail des arbitres en les interpellant et en argumentant avec eux. C’était le comportement typique d’une vedette frustrée.

Le Canadien a limité son temps et son espace, c’est vrai. Mais le Russe fut loin d’être le joueur du Lightning le plus travaillant sur la surface de jeu. Il a récolté six points, mais aucun dans les matchs cinq, six et sept.

Il aurait dû prendre exemple sur Brandon Hagel, son compagnon de trio. L’attaquant de 27 ans a été de tous les combats. Il a marqué six buts, en plus de rentrer dans la tête et sous la peau des joueurs du Canadien. Slafkovsky n’a pas été le même après son combat face à lui dans le deuxième match.

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