On connaît maintenant la blessure de Suzuki
Mais sa séquence de matchs, la deuxième plus longue de la LNH derrière Brent Burns, n'est pas menacée

Dave Lévesque
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Nick Suzuki va continuer d’être l’homme de fer du Canadien, même s’il a raté les deux derniers entraînements de l’équipe.
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Le capitaine était sur la glace du Centre Bell mardi pour l’entraînement matinal de l’équipe à quelques heures de l’affrontement contre les Kings de Los Angeles.
Suzuki s’est blessé au pied droit quand il a bloqué un tir de Travis Konecny des Flyers en prolongation mardi dernier.
«Au New Jersey, ç’a été assez difficile, mais lors du dernier match, c’était nettement mieux, a-t-il admis dans le vestiaire après l’entraînement. J’espère que ça sera la même chose [ce soir].»
Du repos
«Ça va mieux, je prends des journées de repos afin d’être en forme pour les matchs. Je vais recommencer à m’entraîner à un certain point», a soutenu Suzuki, pour qui il n’a jamais été question de rater le match face aux Kings.
«Ce n’est pas si pire, alors j’allais jouer. Je prends les choses au jour le jour et j’espère être une mesure de jouer les matchs et de contribuer.»
Il faut dire que Suzuki possède la deuxième meilleure séquence sans match raté de la LNH avec 470 rencontres d’affilée depuis le 3 octobre 2019. Brent Burns est très loin devant avec 941 matchs, lui qui enfile les rencontres depuis le 21 novembre 2013.
«Je ne me préoccupe pas vraiment de cette séquence, je veux seulement jouer afin d’aider mon équipe. Si je me sens assez bien, je joue. Je ne crois pas que je joue avec le genre de douleur que les autres joueurs n’ont jamais vécue avant.»
Ajustement
Malgré la douleur, Suzuki n’a pas vraiment à changer sa façon de jouer du tout au tout.
«Mon jeu n’est pas défini par la vitesse, alors je peux encore être au bon endroit, défendre et créer de l’attaque. J’utilise ma vision et ma lecture du jeu pour être aux bons endroits sans pouvoir être capable de patiner aussi vite que je le peux en ce moment.»
Martin St-Louis soutient que si Suzuki a relativement été épargné par les blessures depuis le début de sa carrière, c’est notamment parce qu’il est doté d’une grande intelligence sur la glace.
«Les joueurs qui ont cet ordinateur-là, ils se blessent moins. Est-ce que c’est de la chance? Je ne pense pas, c’est une question de comprendre ton environnement. Et ça ne veut pas dire que tu joues soft.»