La séance d'hypnose tourne mal pour le Canadien


Jonathan Bernier
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On ne pourra pas reprocher aux joueurs du Canadien d’abandonner. À trois reprises, samedi soir, ils sont revenus de l’arrière. En fait, ils ont même passé proches d’y arriver une quatrième fois.
Juraj Slafkovsky a frappé à la porte trois fois plutôt qu’une avec quelques secondes à faire à la troisième période. À la dernière occasion, avec un filet béant devant lui, le Slovaque a vu John Carlson s’interposer in extremis.
Le gaillard de 19 ans s’en voulait tellement qu’au son de la sirène, il a passé sa frustration sur la rampe. Il fulminait encore une fois de retour au vestiaire.
«Je ne suis pas surpris qu’il soit fâché. C’est un joueur affamé qui veut faire la différence», a indiqué Martin St-Louis.
Autant on peut vanter la résilience du Tricolore, autant il n’a que lui à blâmer pour avoir passé la soirée à jouer du hockey de rattrapage.
La défense de l’enclave, qui fait cruellement défaut par les temps qui courent, a une fois de plus coulé le Tricolore. Tant Anthony Mantha, que Sonny Milano et Aliaksei Protas ont fait fi d’une couverture serrée pour déjouer Jake Allen.
Trois buts sur quatre. Dire que pas plus tard que la semaine dernière, St-Louis avait stipulé que ses joueurs devaient être plus alertes à cet endroit.
«Quand la rondelle est en haut et que tu n’es pas loin du filet, il faut que tu t’occupes d’un adversaire. Il ne faut pas être hypnotisé par la rondelle», a martelé St-Louis.
Evans en spectateur
Il faut croire que des séances vidéos seront de mises.
Sur l’une des séquences, on verra assurément Jake Evans jouer le rôle de spectateur pendant que Protas saute sur un retour de lancer. Parlant d’Evans, l’unité qu’il compose avec Tanner Pearson et Josh Anderson a été complètement invisible.
Ils ont passé le plus clair de leur temps en territoire défensif. Lors de l’une des rares occasions où ils sont parvenus à atteindre la zone neutre, Anderson a commis un hors-jeu digne d’un joueur des Comets d’Abercorn.
Ou des loisirs St-Eusèbe, comme dirait Rodger Brulotte.

Slafkovsky en confiance
Slafkovksy n’est pas parvenu à créer l’égalité, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé. Il a décoché sept tirs au filet. Dire qu’il n’y a pas si longtemps, on lui reprochait de ne pas se faire suffisamment confiance.
D’ailleurs, ses compagnons de trio et lui ont totalisé 17 des 31 lancers du Tricolore. Nick Suzuki en a profité pour atteindre le plateau des 20 buts pour la troisième saison de suite. Slafkovsky et lui ont poursuivi leur séquence de matchs avec au moins un point. Dix pour le capitaine et huit pour le jeune.
Au moins, cette combinaison n’a pas été la seule à toucher la cible. Le trio d’Alex Newhook était sur la surface de jeu pour deux des trois buts des locaux. Sur le second, on ne peut que saluer le travail de Joel Armia qui a ouvert le jeu grâce à un échec-avant efficace.
Le gros en a connu une bonne.