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La santé publique, bien plus que la gestion de la pandémie

Agence QMI

2022-03-13T23:05:43Z
2022-03-14T01:01:13Z

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La santé publique a été au centre de l’actualité des deux dernières années en raison de la pandémie de COVID-19, mais elle a un impact quotidien, même lorsque le Québec ne vit pas de crise.

«Ce dont je suis certain, c’est que les gens vont être tannés d’entendre parler de la santé publique sous la forme de coronavirus», croit le Dr Luc Boileau, directeur national par intérim de santé publique du Québec. 

La santé publique, toutefois, ne s’intéresse pas uniquement aux maladies infectieuses. 

«C’est tout ce qui détermine la santé d’une population. Alors, on a des comportements comme nos habitudes de vie, nos façons de manger, nos façons d’agir, nos façons d’être, nos façons de nous tenir en forme. La façon dont nos routes sont construites, la façon dont nos écoles fonctionnent», énumère le Dr Boileau. 

«Dans des domaines aussi importants que ceux de la santé mentale, la promotion de la santé dans le milieu scolaire, dans le développement des tout-petits...», complète le Dr André Dontigny, directeur de santé publique de la Capitale-Nationale. 

Pour le Dr Alain Poirier, directeur national de santé publique de l’Estrie, une bonne manière d’illustrer le travail de la santé publique est de citer en exemple le tabac. 

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«Le tabac, c’est une maudite gang de cancers. Or, ce n’est pas tant dans le bureau du médecin qu’on règle ça, c’est avec la taxe sur le tabac», lance-t-il. 

Le Dr Poirier estime que des politiques favorables à la santé, c’est ce qui est fondamental en santé publique. 

«On l’a un peu perdu de vue parce que, là, on s’intéresse à un virus, et même ce virus-là nous fait adopter des mesures qui, justement, nuisent à d’autres aspects de la vie», estime le médecin. 

La direction de santé publique est passée de 73 employés, en 2016, à 177 en 2022, une légère augmentation sur l’an passé.

La prévention n’a pas été le domaine avec le plus d’investissements.

L’OMS suggère aux gouvernements de consacrer 5% de leur budget santé à la santé publique. Au Québec, on parle de 468 millions sur 44 milliards. 

«Il y a eu une récupération massive, un 100 millions de dollars de plus permanent, récurrent qui est rentré. Ça, ça fait beaucoup de bien et ça paraît. Il est surtout concentré sur la COVID en ce moment, mais il va pouvoir être utilisé à d’autres fins et c’est encourageant», dit le Dr Boileau. 

Au sortir de la crise, il faudra reprendre le boulot pour maintenir et même augmenter l’espérance de vie.

«La COVID est venue ralentir cet élan-là. Il y a moyen de le reprendre. On n’a pas le choix. Il faut pouvoir compter sur une amélioration de la santé de nos gens et faire en sorte que le poids de vieillissement d’une population ne soit pas vu comme un fardeau», soutient le Dr Boileau. 

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