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«La saison n’est pas finie et rien n’est sécurisé» – Nick Suzuki

Les joueurs du Canadien ont encore beaucoup de pain sur la planche jusqu’aux séries éliminatoires

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2025-01-09T20:22:01Z

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Le message lancé par Kent Hughes la veille durant sa conférence de presse de la mi-saison a inévitablement fait son petit chemin jusqu’au vestiaire du Canadien. Malgré la confiance qui y règne, tous s’entendaient à dire, jeudi midi, que rien n’est encore gagné et qu’il reste beaucoup à accomplir dans cette deuxième moitié du calendrier.

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Une séquence de huit victoires en dix matchs ne suffit pas à se frayer un chemin par la porte arrière en séries éliminatoires. Encore faut-il savoir travailler pour aligner les succès et éviter les déraillements coûteux.

«C’est évident qu’on joue bien, mais il reste encore beaucoup de boulot à faire», a admis le vétéran défenseur Mike Matheson au terme de l’entraînement à la veille du match face aux Capitals à Washington.

Photo Getty Images / AFP
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Bataille jusqu’au 82e match

Même son de cloche du côté du capitaine, Nick Suzuki, qui est identifié comme l’un des grands artisans de cette récente série de succès avec ses 11 points en 10 matchs.

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«Cette saison n’est pas finie et rien n’est sécurisé. Ce sera une bataille jusqu’à la toute fin», a-t-il souligné.

Selon lui, cette nouvelle confiance qui est sur toutes les lèvres du vestiaire depuis quelque temps est le fruit de l’accumulation de victoires et de la position de l’équipe au classement.

«Et quand on s’aperçoit qu’on occupe une place en séries éliminatoires ou qui s’y approche, cette confiance augmente davantage. On apprend encore. Il faudra batailler fermement pour aller chercher les gros points dans les matchs jusqu’à la fin de la saison.»

Photo Getty Images / AFP
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Grosse séquence

À court terme, le Tricolore n’affronte pas de clients faciles. À huit des dix prochains matchs, il se frottera à des formations qui participeraient aux séries éliminatoires si la saison était terminée. Et du lot, les Capitals, les Stars, les Maple Leafs, les Devils et les Jets figurent dans le top 10 du classement général de la LNH.

Martin St-Louis n’estime pas que ces matchs seront nécessairement plus ardus, mais plutôt que leur signification sera amplifiée.

«Tous les matchs sont durs. On s’améliore et on sait où l’on se place depuis le dernier mois, a indiqué l’entraîneur-chef. Il faut que l’on conserve l’identité qui nous permet d’avoir du succès, trouver la façon de gagner et ensuite tourner la page.»

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Photo MARTIN CHEVALIER
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Quant aux propos de son patron émis la veille sur ses objectifs ou ses intentions jusqu’à la date limite des transactions, St-Louis dit ne pas s’en faire outre mesure. Il entend continuer à faire évoluer sa formation, qu’il sent vieillir, un peu, par rapport au début de la campagne.

Meilleure défensive

Il a remarqué une progression de son groupe, laissant toutefois entrevoir que «ce ne fut pas facile pour certains» lors de cette première moitié du calendrier sans nommer de noms.

Il n’a cependant pas voulu s’avancer sur les véritables différences observées par rapport à il y a un mois ou au début de l’année. Selon lui, ses hommes progressent «sur tous les points».

Dans le vestiaire, les joueurs ont identifié un meilleur jeu défensif. Jusqu’à récemment, c’était le talon d’Achille du Tricolore, peu fiable dans sa zone.

«Notre jeu est plus solide et nos sorties de zones plus efficaces», a noté le vétéran Mike Matheson, qui joue avec la jeune sensation Lane Hutson à ses côtés.

«Notre rythme est meilleur dans notre zone. On traque bien la rondelle, ce qui génère plus d’offensive. C’est plus facile pour les attaquants quand la défensive est meilleure», a ajouté Suzuki, qui mène l’attaque du Canadien et qui a marqué quatre buts et plus à sept de ses onze dernières sorties.

Plus «facile»

Un facteur qui permet, entre autres, d’enlever une certaine pression sur les épaules des arrières et des gardiens.

«On a de bons départs aussi dans cette séquence. C’est plus agréable et c’est mieux de jouer avec l’avance, qui donne de la confiance, plutôt que de tirer constamment de l’arrière. Tout le monde contribue. Quand l’équipe est capable de gagner en marquant cinq buts, c’est certain que ça aide», a souri le gardien Samuel Montembeault.

Matheson a aussi martelé un point, celui de conserver la constance, qui a trop souvent fait défaut.

«Elle s’améliore. Il y a encore des moments où on perd notre rythme trop longtemps dans un match. Ça va arriver, mais il faut faire attention.»

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