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La saison de la grande résurrection!

Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2026-04-15T23:42:33Z

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« On s’en reparlera au mois d’avril... peut-être avant. » C’était le titre de ma chronique au lendemain du tournoi de golf du Canadien, le 16 septembre dernier.

La journée de l’événement, Jeff Gorton et Kent Hughes avaient fait montre d’un optimisme prudent. Tout en déclarant que l’édition 2025-2026 était la plus talentueuse depuis ses débuts au poste de directeur général du Tricolore, en janvier 2022, Hughes avait pris soin d’ajouter que la reconstruction n’était pas terminée.

« Notre équipe n’est pas un produit fini », avait-il insisté.

J’avais par ailleurs demandé à Gorton si une exclusion des séries serait considérée comme un échec.

« Je n’aime pas le mot “échec” », avait-il répondu.

« Mais on serait déçu de rater les séries. On veut tous y prendre part. On veut tous continuer d’avancer. On essaie de bâtir quelque chose à long terme. »

Suzuki y a toujours cru

Le membre le plus positif de l’organisation, ce jour-là, avait été, encore une fois, son capitaine Nick Suzuki. À l’automne 2024, Suzuki avait prédit que l’équipe serait des séries au printemps 2025, pronostic que plusieurs avaient pris avec un grain de sel.

Contre vents et marées, sa prophétie s’est réalisée. Mais l’expérience contre les Capitals de Washington avait été de courte durée.

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Suzuki et sa bande ne faisaient pas le poids. Mais ce qu’ils ont appris !

La prudence dont faisait preuve un peu tout le monde a fait place à une jubilation que l’on n’avait pas vue depuis des décennies à Montréal. Car, cette fois-ci, on a enfin la certitude que l’équipe repose sur des fondations solides et durables.

Pour la première fois de leur vie, les amateurs des générations Z (de 1997 à 2012) et Alpha (de 2013 à 2025) ont vu des joueurs du Canadien atteindre les plateaux de 50 buts et 100 points. Et on peut penser que Nick Suzuki et Cole Caufield pourraient répéter ces exploits.

L’équipe compte cinq marqueurs d’au moins 60 points, ce qui ne s’était pas vu à Montréal depuis la dernière conquête de la Coupe Stanley, en 1993. Mais dispensons-nous de nous lancer dans des projections de cette nature.

Les séries éliminatoires sont un animal différent à dompter. Il n’en demeure pas moins que l’on se souviendra de la saison qui a pris fin mardi à Philadelphie comme étant celle de la grande résurrection du Canadien.

Les travailleurs de l’ombre

Les joueurs sont évidemment les principaux artisans de cette renaissance que l’on espérait depuis tellement longtemps. Mais il ne faut pas oublier les membres de la direction du hockey.

Pendant que Gorton, Hughes et St-Louis reçoivent les éloges, le service du recrutement amateur dirigé conjointement par Martin Lapointe et Nick Bobrov et celui du recrutement professionnel mené par Eric Crawford font un travail efficace.

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On peut en dire autant de Pascal Vincent, entraîneur-chef du Rocket de Laval, et de son adjoint Daniel Jacob, des responsables du développement des joueurs Francis Bouillon et Rob Ramage et tutti quanti.

Parlons de St-Louis, un instant.

Lors de son étonnante nomination au poste d’entraîneur-chef, j’avais écrit que si un candidat sans aucune expérience du métier pouvait nous faire mentir, c’était bien lui. Le premier joueur qu’il ait pris sous son aile fut Caufield, en qui il se revoyait. Il en a fait un joueur complet.

St-Louis n’a pas mis de temps, non plus, à voir que Suzuki réunissait les qualités requises pour être capitaine.

Juraj Slafkovsky s’est épanoui en un buteur de 30 buts et en un marqueur de 70 points.

Lane Hutson, quant à lui, est devenu... Lane Hutson ! Il patine sans arrêt, il virevolte, il fait des passes savantes. Ses performances en font un joueur déterminant.

Pour ceux qui qualifient son jeu défensif de médiocre, son différentiel de plus 36 le place au deuxième rang chez le Canadien, derrière Suzuki qui présente une fiche de plus 37.

Dire qu’il n’a été repêché qu’au 62e rang.

N’empêche, c’est le Tricolore qui l’a choisi, ce qui est tout à son honneur.

Tant pis pour les équipes qui ont levé le nez sur lui !

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