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La saga des terrasses de la rue Peel est-elle en train de devenir pour Valérie Plante ce que la Formule E a été pour Coderre?

Photo portrait de Yasmine Abdelfadel

Yasmine Abdelfadel

2024-06-11T15:30:00Z

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La question se pose. Au-delà de l’excès de zèle, de l’arrogance et de la volonté manifeste de nuire aux restaurateurs et aux commerçants, cette histoire est devenue la goutte de trop aux yeux des Montréalais.

Mal pour sa ville

Lorsque Mme Sandra Ferreira a affirmé en pleurs qu’elle avait mal pour sa ville, elle est involontairement devenue la porte-parole de nombreux citoyens qui ressentent la même chose, mais qui n’ont pas la plateforme pour l’exprimer.

La lenteur de réaction de la Ville et de son administration, qui aurait pu agir dès le lendemain des faits pour sauver les soirées du samedi et du dimanche, est le symptôme d’une ville paralysée, incapable d’agir rapidement, surtout lorsqu’elle est en tort.

  • Écoutez l'analyse de Luc Lavoie au micro de Yasmine Abdelfadel via QUB :

Urgence

L’administration ne semblait pas avoir la volonté de résoudre rapidement la situation, ne percevait pas l’urgence de la situation et les dommages irréparables causés aux restaurateurs et à la réputation de Montréal, et préférait attendre les conclusions d’un post-mortem plutôt que d’agir pour atténuer les conséquences.

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Bien sûr, ce n’est pas Valérie Plante qui est intervenue vendredi soir, mais c’est elle qui n’a pas agi le samedi et le dimanche. C’est elle qui a présenté des excuses trop tardives. C’est elle qui a défendu la décision du SIM jusqu’à lundi. Elle est donc responsable.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
Ras le bol

Les chantiers mal planifiés, l’installation d’un site d’injection et d’inhalation près d’une école primaire, la saleté de la ville, la guerre déclarée à l’automobile sont le résultat d’une administration trop éloignée de la réalité et des préoccupations de Monsieur et Madame Tout-le-Monde.

Hier, c’est Luc Rabouin, président du comité exécutif, qui est allé à la rencontre des restaurateurs pour annoncer les mesures prises ainsi que la suspension des agents zélés. Pourquoi n’était-ce pas la mairesse? Que devait-elle faire de plus urgent que d’être sur place et de transmettre un message clair non seulement à la population, mais aussi à sa propre administration, selon lequel l’arrogance n’est pas acceptable?

Valérie Plante a déjà été «l’homme de la situation», l’est-elle encore?

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