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La Russie et la Chine pourraient-elles venir prêter main-forte à l’Iran?

Photo portrait de Yannick Beaudoin

Yannick Beaudoin

2026-02-28T15:44:46Z

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Le risque d’embrasement au Moyen-Orient à la suite des frappes américaines et israéliennes en Iran demeure minime, estime un général à la retraite, spécialiste des relations internationales.

Il est peu probable que les rares alliés de l’Iran s’impliquent militairement dans ce conflit, a affirmé l’ancien chef de mission militaire de la délégation française auprès des Nations Unies, Dominique Trinquand, en entrevue à LCN.

« Les seuls alliés que l’Iran a réellement de son côté, c’est la Russie et la Chine. La Russie est totalement incapable de réagir. Elle est bien trop occupée en Ukraine actuellement », a expliqué le général français.

« La Chine était intervenue pour arriver à neutraliser les mouvements d’opposition iraniens, par des mesures cyber en particulier, mais les Chinois avaient annoncé, il y a 48 heures, à tous leurs ressortissants, de quitter l’Iran », a-t-il ajouté.

Capture d'écran LCN
Capture d'écran LCN

M. Trinquand estime donc que les preuves de soutien à l’Iran sont présentement plutôt faibles.

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Ce pays du Moyen-Orient possède également des alliés dans la région, mais ceux-ci ne sont pas en position de force, estime-t-il.

« Le Hezbollah a été considérablement affaibli par le Mossad. S’il venait à bouger, je pense qu’il se ferait frapper par Israël également. Le Hezbollah aussi, ça fait quelque temps qu’il ne donne plus beaucoup de signes de vie, compte tenu des perturbations qu’il y a actuellement au Yémen, en particulier entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis », souligne le spécialiste des relations internationales.

Pour le reste, bien malin qui pourra prédire avec précision combien de temps cette intervention militaire durera, estime le général Trinquand.

Une éventuelle diminution des frappes iraniennes constituerait un bon indice que le conflit armé tire à sa fin.

« Quand elles arriveront au bout, on s’apercevra bien qu’ils arrivent au bout de leur stock. [...] Ensuite, la réaction interne en Iran, à savoir si les cibles qui ont été frappées ont amené vraiment un basculement ou une disruption dans le régime... on le fera, je pense, d’ici trois ou quatre jours », mentionne le général à la retraite.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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