La rivalité va s’intensifier entre le Canadien et les Sabres: comme dans le temps de la division Adams
Il y a un changement de garde qui se prépare dans la division Atlantique

Dave Lévesque
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BUFFALO | Si le match de jeudi nous a donné un avant-goût des prochaines années, on va peut-être revivre les belles batailles de l’époque de la division Adams.
Parce que le Canadien et les Sabres ont offert une rencontre serrée au goût de Martin St-Louis.
«C’était un bon match serré des deux côtés, la marge est mince. [...] Je crois que c’était un excellent match avec le talent qu’il y avait sur la glace et le genre de hockey qu’on a joué.»
Depuis quelques années, la division Atlantique était surtout dominée par les Panthers et le Lightning. Si le Lightining est en tête, on peut dire que ça pousse derrière avec le Canadien, les Red Wings et les Sabres.
«Ça joue rapide, les équipes sont prêtes et ça pousse pour les séries», a observé Phillip Danault qui revient dans l’est après une parenthèse de quatre ans et demi à Los Angeles.
Nick Suzuki trouve par ailleurs que les Sabres jouent beaucoup comme le Canadien.
«Ils jouent un style assez similaire [au nôtre] en utilisant leur talent et leur vitesse. Ils jouent de manière plus mature et c’est une équipe qui va être bonne longtemps avec la jeunesse et le talent qu’ils ont.»
Maladresse
L’avantage numérique a certes débloqué avec deux buts en trois occasions, mais les Sabres n’ont pas été en reste avec deux buts eux aussi en quatre occasions.
«Ils ont marqué en avantage numérique de bonne heure, ça nous a fait mal un peu pour partir le match, mais on s’est replacés.», a admis Martin St-Louis.
«C’est toujours le fun quand ton avantage numérique ne fait pas juste marquer, mais se ressemble et je trouve qu’on s’est replacé», a-t-il ajouté.
Il reste que le Canadien s’est retrouvé en retard d’un but tôt en troisième période et il n’a pas été en mesure d’aller chercher le but manquant même s’il a eu des occasions de marquer.
«On s’est donné une chance, mais en même temps on n’était pas assez connectés avec et sans la rondelle. On a eu des chances, mais on doit être meilleurs aussi. L’exécution n’était pas parfaite.»
Pas connectés
Phillip Danault a connu une soirée plus difficile dans le cercle de mise en jeu avec seulement 45% de réussite, un match à l’image de celui de son trio qui est complété par Zachary Bolduc et Josh Anderson.
Il a reconnu sans détour que son unité avait eu une mauvaise soirée et que des correctifs étaient nécessaires.
«La chimie n’était pas là. On était toujours un pas en arrière ou un pas en avant. Il faut travailler là-dessus, peut-être faire un peu de vidéo et une réinitialisation.
«On peut se parler, on n’est juste pas sur la même longueur d’onde à 100%. Il y en a un qui va à la bataille, l’autre arrive un peu trop tard et ils ramassent la rondelle. On dépense trop d’énergie pour rien.»