La rivalité CH-Bruins en 10 moments marquants (partie 2)
La rivalité CH-Bruins en 10 moments marquants (partie 2)
Photo d'archives, Agence QMI
Jonathan Bernier
2024-11-30T05:00:00Z
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Dimanche après-midi, les Bruins profiteront de la visite du Canadien pour célébrer le centième anniversaire de leur fondation. Au cours de ce siècle, les deux formations ont développé ce qui est possiblement la plus grande rivalité du sport professionnel. À 34 reprises, le Tricolore et les Bruins ont croisé le fer en séries éliminatoires. Neuf de ces confrontations ont nécessité la tenue d’un septième match (dont six des neuf dernières). Il s’agit de deux records du sport professionnel. Question de participer à la fête, Le Journal vous présente 10 moments marquants des 50 dernières années de cette rivalité.
25 avril 2002: la corde à linge de Kyle McLaren
Photos Getty Images et d'archives, le Journal
On n’accorde pas la moindre chance au Canadien face aux Bruins, premiers de l’Association de l’Est, avec une récolte de 101 points. D’ailleurs, le Tricolore s’est qualifié par la porte arrière grâce, surtout, aux prouesses de José Théodore. Néanmoins, les Montréalais tiennent leur bout. Les Bruins sont sur le point de niveler la série 2 à 2 grâce à une victoire sans équivoque lorsque Kyle McLaren assomme Richard Zednik avec un coup de coude en plein visage. Victime d’une fracture du nez et d’une commotion cérébrale, le Slovaque ne reviendra pas dans la série. Bien que privé de son attaquant le plus productif, le Canadien élimine les Bruins avec deux victoires de 2 à 1. Deux matchs au cours desquels Théodore affronte un total de 78 lancers.
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« En plus d’être un de nos joueurs clés, Zednik, c’était un de mes très bons amis. Ce cheap shot là, c’est comme si ça m’avait donné l’élan que je n’avais pas encore pour partir sur une lancée. C’était venu me chercher. Je me disais: “Ils ne peuvent pas gagner, ces ostis-là.” En plus, les joueurs des Bruins commençaient à être arrogants dans leurs déclarations. Ça m’avait vraiment motivé. »
- José Théodore, Ancien gardien du CH
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19 avril 2004: une remontée historique
Photo fournie par Getty Images et photo d'archives, le Journal
Le Canadien est sur le respirateur artificiel après le quatrième match de cette série de première ronde. Les Bruins, à la suite d’un but de Glen Murray, inscrit au cours de la deuxième période de prolongation, viennent de prendre les devants trois victoires à une. Jamais au cours de sa glorieuse histoire le Tricolore n’a été en mesure de combler pareil déficit. Encore une fois mené par José Théodore, le Canadien défiera la loi des probabilités. Le numéro 60 n’accorde qu’un total de trois buts lors des trois derniers matchs.
« Quand ils ont gagné leur troisième victoire au Centre Bell, ils sont devenus tellement arrogants. Dans leur tête, c’était fini. Andrew Raycroft s’était promené sur la glace en faisant des élans de golf. C’est la meilleure chose qui pouvait nous arriver. À cause de ça, quand on est entrés dans le vestiaire, au lieu d’être écrasés, on était crinqués. Je me souviens plus si Théo avait dit quelque chose dans le vestiaire, mais il avait volé le reste de la série. C’est un gars de caractère. Il voulait faire la différence et il l’a faite. »
- Francis Bouillon, ancien défenseur du CH
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8 mars 2011: le coup d’assommoir de Zdeno Chara
Photos REUTERS et d'archives, le Journal
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Zdeno Chara et Max Pacioretty en course vers une rondelle libre, le défenseur des Bruins qui propulse l’attaquant du Canadien contre la rampe, le visage de celui-ci qui heurte la tige coussinée de plein fouet: les images du futur capitaine du Canadien gisant sur la patinoire après avoir encaissé une sévère mise en échec de Chara sont encore, 11 ans plus tard, difficiles à regarder. Si cette mise en échec met Montréal à feu et à sang, à Boston, on passe rapidement à autre chose.
« Je sais que ce n’était pas intentionnel. Zdeno n’a jamais été du genre à blesser un adversaire. Je sais aussi que les partisans du Canadien sont de vrais partisans. Ils réagissent fort quand c’est le temps de protéger leurs joueurs. Mais, ce n’était pas un geste qui méritait qu’on appelle le 911 et qu’on demande à ce que Zdeno soit arrêté. C’était un triste accident. D’ailleurs, ils ont décidé de changer la configuration des baies vitrées à la suite de cet événement. »
- Claudie Julien, ancien entraîneur du CH et des Bruins
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12 janvier 2012: l’étrange transaction de M. Cammalleri
Photos d'archives, Agence QMI et le Journal
Le Canadien et les Bruins se livrent un match sans histoire lorsqu’on se rend compte que Mike Cammalleri n’a pas pris place sur le banc des siens pour le début de la troisième période. Ce qu’on croit d’abord être une blessure ou un retard dû à un bris d’équipement prend rapidement une tournure inattendue. Pierre Gauthier, le directeur général du Canadien, a réussi, au cours du deuxième entracte, à conclure une transaction avec son homologue des Flames de Calgary. Cammalleri prend la route de l’Alberta dans une transaction impliquant, entre autres, René Bourque.
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« J’étais toujours un des premiers à sortir du vestiaire à la fin des entractes. Donc, je n’ai pas eu connaissance de ce qui s’est passé. Quand on est retournés sur le banc, Randy Cunneyworth a appelé mon nom avec ceux Tomas Plekanec et Travis Moen. Habituellement, c’était Cammalleri qui jouait avec eux. Je me suis retourné vers Mo et je lui ai demandé: “Où est Cammy?” Il m’a répondu: “Pierre [Gauthier] l’a pris par le bras pour l’amener à l’écart. Je pense qu’il vient juste de l’échanger.” Le mot s’est passé rapidement. Sur la glace, même les joueurs des Bruins nous demandaient ce qui se passait et si c’était vrai que Cammy s’était fait échanger. Je n’avais jamais vu ça. »
- Mathieu Darche, ancien joueur du CH
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1er mai 2014: Subban marque en 2e prolongation
Photos AFP et d'archives, le Journal
Le Canadien a beau avoir sorti le Lightning en quatre matchs, la confiance de l’équipe demeure fragile à l’aube de cette autre série contre les Bruins. Trois ans plus tôt, Nathan Horton a éliminé le Canadien en marquant dans la prolongation du septième match, permettant aux Bruins de poursuivre leur route vers la conquête de la coupe Stanley. La cicatrice est encore vive. Le Canadien a besoin d’une solide performance dès le départ. P.K. Subban, avec deux buts, dont celui de la victoire, prend les choses en main.
« Ces matchs contre les Bruins m’ont toujours amené à sortir le meilleur de moi-même. D’ailleurs, durant cette série, la rivalité n’était pas loin d’être à son sommet. On voulait venger notre élimination de 2011. C’est là que tout avait pris naissance. Ils avaient tellement une bonne équipe que chaque once d’avantage mental qu’on pouvait avoir, il fallait le prendre. C’était important qu’on se donne un bon élan dès le départ. Il n’y a pas de doute que ce but en deuxième prolongation y a contribué. »