La révolution énergétique majeure du tandem Legault-Fitzgibbon

Elsie Lefebvre
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La révolution énergétique et des transports à l’échelle mondiale a débuté. C’est majeur et c’est une opportunité inouïe pour un État comme le Québec qui se situe parmi les grands producteurs d’énergie propre et renouvelable dans le monde.
Il faut donc saluer la vision du tandem Legault-Fitzgibbon de miser sur l’électrification des transports.
C’est majeur d’un point de vue environnemental. Ce sera aussi extrêmement profitable pour notre économie.
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Le pétrole coûte cher
Selon l’État de l’énergie au Québec 2022, « en raison de ses importations d’hydrocarbures, le Québec a une balance commerciale largement déficitaire dans le secteur de l’énergie (−8,4 $G), malgré ses exportations d’électricité ». C’est énorme !
Plus encore, les ménages québécois dépensaient en 2019, 7,6 G$ en carburant pour faire rouler leur voiture. Imaginez l’opportunité lorsque tout le monde roulera électrique. Les Québécois pourront acheter de l’électricité propre québécoise à moindre coût tout en enrichissant à coups de milliards $ l’État québécois.
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Créer l’industrie de la batterie
L’ancien premier ministre du Québec Bernard Landry a été hyperactif pour stimuler l’économie québécoise. Parmi tant de choses, il créa les Cités industrielles. Les zones d’innovations du gouvernement Legault sont de la même essence.
En plus, grâce au programme de crédits d’impôt remboursables pour la production de titre multimédia qui visait spécifiquement l’émergence et le développement de l’industrie du jeu vidéo au Québec, des dizaines d’entreprises se sont installées à Montréal, des entreprises comme Ubisoft, Electronic Arts ou Warner Bros...
Aujourd’hui, le Québec demeure la locomotive canadienne du jeu vidéo avec près de 300 studios, 15 000 emplois payés en moyenne 75 000 $. L’industrie québécoise se démarque à l’échelle internationale pour une contribution au PIB québécois de 1,3 milliard $.
Une politique industrielle ça ne tombe pas du ciel, ça se construit par une stratégie d’investissement minutieuse et costaude qui crée de l’innovation, une synergie, des emplois, de la richesse, et ce, dans quelques secteurs névralgiques concurrentiels.
C’est exactement ce que le Québec peut concrétiser avec la filière batterie et l’annonce de lundi à Bécancour va exactement en ce sens en renforçant la position du Québec en tant que fournisseur mondial de batteries, de l’extraction minière à la fabrication. Le premier ministre a raison d’être emballé.