Pascal Dion: la retraite pour ce double médaillé olympique qui a remporté l’or aux Jeux de Pékin


Richard Boutin
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Champion olympique au relais 5000 m aux Jeux olympiques de Pékin, le patineur de vitesse courte piste Pascal Dion prend sa retraite après une carrière de dix ans au sein de l’équipe nationale.
Après avoir atteint tous les grands objectifs qu’il s’était fixés, le patineur de 29 ans n’était plus habité par la même flamme. «J’aurais pu viser une médaille olympique dans une épreuve individuelle, mais ça ne m’allumait pas, a expliqué Dion. La médaille d’or au relais 5000 m est celle que je voulais. J’ai toujours aimé plus le relais que les courses individuelles.»

Le chemin qui a mené à cette conquête est ce qui rend Dion le plus fier. «Avec la retraite de Samuel Girard après les Jeux de 2018 qui a donné un dur coup, on a reconstruit l’équipe, a-t-il raconté. Ce travail a culminé avec l’or olympique et nous avons gagné le titre au cumulatif de la Coupe du monde au cours des trois dernières saisons.»
Si sa victoire en Chine en compagnie de Charles Hamelin, Steven Dubois, Jordan Pierre-Gilles et Maxime Laoun représente le plus haut fait d’armes de sa carrière, Dion compte un riche palmarès.
Il a aussi remporté le bronze au relais 5000 m aux Jeux de Pyeongchang en 2018 avec Hamelin, Samuel Girard et Charle Cournoyer en plus d’être sacré vice-champion du monde en 2022 devant ses proches à Montréal.
Un championnat mondial mémorable
S’il n’oubliera jamais l’euphorie de la victoire dans la capitale chinoise, Dion garde de précieux souvenirs de sa performance au championnat mondial à Montréal en 2022.
«Ce fut ma plus belle performance individuelle de toute ma carrière, a-t-il affirmé. On revenait des Jeux et l’aréna était rempli. Ce fut spécial. C’était aussi le premier championnat après la pandémie.»
36 médailles en Coupe du monde
En Coupe du monde, Dion a remporté le titre au cumulatif sur 1000 m en 2022 et terminé au deuxième rang l’année suivante. En carrière, le patineur de 29 ans a remporté 36 médailles en Coupe du monde, dont 12 dans des épreuves individuelles.
Si sa décision d’accrocher ses longues lames peut en surprendre plusieurs, Dion assure avoir bien réfléchi. «J’annonce ma retraite aujourd’hui, mais j’y pense depuis un an et demi, a-t-il précisé. Quand je suis retourné à la compétition cet automne après mon stage, la motivation était difficile à trouver. Au départ, je croyais que c’était la fatigue, mais rien n’a changé plus tard dans la saison quand les résultats sont revenus. Ça confirmait que c’était le bon moment de prendre ma retraite même si nous ne sommes plus qu’à deux ans des Jeux de Milan-Cortina.»
Diplôme à portée de mains
Si la motivation pour le patinage s’est étiolée, Dion a toutefois trouvé un nouveau projet qui l’allume au plus haut point. «Il était devenu plus facile de me trouver des objectifs à l’école, a-t-il souligné. J’ai adoré mon stage en finances l’été dernier et c’est motivant pour la suite. Contrairement à plusieurs, je n’ai jamais arrêté l’école. Il ne me reste plus que trois cours avant d’obtenir mon diplôme. À Concordia, il est possible de suivre une session d’été en accéléré et je prenais toujours deux cours en plus de ceux aux sessions d’automne et d’hiver.»
S’il est en paix avec son choix, Dion est conscient que certains éléments vont lui manquer. «L’entraînement au quotidien avec mes coéquipiers qui sont de très bons amis va me manquer. C’était un plaisir de se pousser l’un et l’autre afin de s’améliorer. Les voyages aussi vont me manquer. C’était le fun de partager ces moments avec des amis.»