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La retraite fait peur à Marc-André Fleury

Photo d'archives, Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-10-28T04:00:00Z

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PHILADELPHIE | Marc-André Fleury serait-il le Dominique Michel de la LNH? Celui qui repousse la retraite chaque saison?

Puisqu’il s’agissait de la dernière année de son contrat, on s’attendait à ce que le Sorelois accroche ses jambières le printemps dernier. Il a choisi de continuer.

Au mois d’avril, il a signé une entente d’une saison avec le Wild. Au passage, il a assuré que la saison 2024-2025 serait sa dernière. Six mois plus tard, à quelques heures de remettre les pieds à Pittsburgh, qu’en est-il?

« On ne sait jamais ce qui peut arriver dans la vie, mais je suis pas mal décidé. Ça devrait être la dernière fois [que je joue à Pittsburgh] », a indiqué Fleury, rencontré dans le vestiaire des visiteurs au Wells Fargo Center.

Photo AFP
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Évidemment, mardi, on risque de dérouler le tapis rouge dans la ville de l’acier, là où le Québécois a disputé les 12 premières saisons de sa carrière, remportant trois coupes Stanley au passage.

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Vidéo hommage, témoignages d’anciens coéquipiers. Ça risque d’être une soirée spéciale. Une parmi plusieurs autres au cours de cette saison ultime.

« Il y aura des moments particuliers. Revenir ici [à Philadelphie], par exemple. J’ai eu tellement de bons moments ici avec les Penguins. On a joué de gros matchs contre les Flyers, c’était une belle rivalité», a indiqué Fleury, qui aura 40 ans dans un mois.

« Ce sera assurément la même chose à Washington. On a eu de belles batailles contre les Capitals. Contre les Rangers, à New York, également. Et Montréal, c’est toujours spécial», a-t-il raconté.

Pas question de jouer au figurant

Reste à voir si Dean Evason lui donnera le filet lors de ces occasions. Ce n’était pas le cas à Philadelphie. Depuis le début de la campagne, Fleury n’a vu de l’action que dans deux des huit matchs du Wild.

À ce rythme, il gardera à peine un peu plus de 20 matchs cette saison, laissant le gros du travail à Filip Gustavsson. Ce n’est pas le chant du cygne auquel il s’attend.

« C’est bien parfait qu’il joue autant. Il est super bon depuis le début de la saison», a indiqué Fleury. «Peut-être que je vais jouer moins que lui, c’est correct. Mais je ne veux pas m’en aller en finissant sur le banc », a indiqué Fleury.

« J’adore jouer, c’est ce que je trouve plaisant. Le sentiment de la victoire quand tu joues, c’est ce que j’adore », a-t-il ajouté.

Ce sentiment, il l’a ressenti à 562 occasions en saison régulière au cours de sa carrière. Il n’y a que Martin Brodeur (691) qui a gagné plus de matchs. D’ailleurs, lorsqu’on lui demande de quoi il sera le plus fier au terme de sa carrière, il hésite quelques secondes entre ses conquêtes de la coupe Stanley et ce fait d’armes individuel.

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« Le rêve, c’est toujours la coupe Stanley», finit-il par répondre. «Travailler en équipe, gagner en équipe. Célébrer avec ta famille, tes amis, les gens qui t’ont soutenu et aidé, c’est magique. »

« Avoir pu jouer aussi longtemps, gagner autant de matchs, c’est quelque chose de cool. J’espérais jouer au moins un match dans la LNH pour réaliser mon rêve. Je ne pensais pas jouer pendant 21 ans. Je suis chanceux de l’avoir fait », a-t-il poursuivi.

La vie à Vegas

La passion pour son sport est assurément ce qui lui a permis de durer aussi longtemps. Mais il ne cache pas que l’inconnu, ce qui l’attend à la suite de son dernier match, a peut-être prolongé sa carrière de quelques saisons.

« Ça fait des années que je me pose des questions sur ce que je vais faire après ma carrière. Je ne le sais pas encore. C’est difficile de trouver quelque chose qui va m’allumer autant que le hockey. »

« Le hockey, c’est pas mal tout ce que je connais dans la vie, mais je ne veux pas faire de télé ni d’autres types de média. Ce qui est certain, c’est que je vais jouer dans une ligue de garage. »

Ne vous précipitez pas pour proposer votre ligue, car ce ne sera pas au Québec.

« On va possiblement aller à Vegas pour les années scolaires et revenir au Québec l’été. On a bien aimé notre vie là-bas, avoir le soleil tous les jours. »

Peut-on le blâmer?

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