Tramway: Savard affirme que la redevance de Marchand met «en péril» le développement du pôle Chaudière


Stéphanie Martin
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Pour sa dernière présence devant les médias avant le vote, Marie-Josée Savard a tapé sur le clou de la redevance de son adversaire Bruno Marchand en soutenant que celle-ci aura un effet dévastateur sur le développement des pôles du tramway.
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Mme Savard a tenu vendredi une conférence de presse bilan qui avait des allures de rassemblement partisan. Sous les applaudissements de la cinquantaine de partisans et de bénévoles d’Équipe Marie-Josée Savard (ÉMJS) réunis au Centre d’art La Chapelle, tour à tour les candidats ont monté sur la scène et pris la parole pour rappeler l’essentiel des 240 engagements de l’équipe.
Une fois ces allocutions terminées, la cheffe Marie-Josée Savard a été accueillie avec une ovation et s’est dite fière d’être restée «authentique» tout au long des 52 jours de campagne.

«Taxe»
Elle a profité de sa présence devant les micros des journalistes pour attaquer de nouveau la redevance que Bruno Marchand avait détaillée la veille lors de la présentation de son cadre financier. Pour elle, il s’agit bien d’une taxe. «Une redevance et une taxe, pour nous c’est la même chose.»
«Tout le développement du secteur Chaudière, c’est tout du nouveau développement. Dans ces espaces qui sont très contaminés, où on sait que les coûts de requalification sont déjà très élevés, pensez-vous que les promoteurs sont intéressés à payer une redevance? Sérieusement, ça vient mettre en péril le redéveloppement de Chaudière et même la requalification de D’Estimauville.»
Mme Savard estime ce sont les citoyens qui paieront en fin de compte et que de toute façon, les promoteurs s’installeront à l’extérieur du kilomètre qui est soumis à la redevance.
Dernier droit
Le dernier droit qui s’amorce, Mme Savard le passera sur le terrain, avant le vote de dimanche. Elle calcule que M. Marchand est son principal adversaire, mais elle affirme que sur le terrain, «ça sent bon» pour son équipe. Si elle avait à revenir en arrière, elle aimerait améliorer son score au débat de Radio-Canada, où elle avait obtenu le moins bon score. Dans l’urne, l’électeur doit se rappeler que ÉMJS a le «meilleur» cadre financier, dit-elle. «C’est pas du n’importe quoi. On s’appuie sur des chiffres.»
Le parti mise sur la relance économique et la dynamisation des artères commerciales notamment par des rues piétonnes, la mobilité et le projet de tramway, la «saine gestion des finances», le développement communautaire, l’environnement, la culture, le patrimoine et les sports, notamment. L’ensemble des nouveaux engagements d’ÉMJS se chiffrent à 387 millions $.